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Fashion Week de Milan : Versace a fait défiler (presque) toutes les mannequins phares des 80’s

Dis, Donatella, elle est où Linda Evangelista ?

Il y a vingt ans, le grand couturier italien Gianni Versace était assassiné sur le pas de sa villa, à Miami. Il laissa derrière lui une grande maison de haute couture et une sœur dévastée - entre autres. Malgré ce drame, Donatella Versace réussit après des années de dépression à sortir son nez de cette poudre blanche addictive et à reprendre en main l’héritage qu’il lui avait laissé. Cet anniversaire tragique ne pouvait donc pas laisser indifférente Donatella, qui décida de faire les choses en grand. Les choses en grand certes, mais en petit comité.

C’est dans un décor blanc que le show de la SS18 (printemps/été 2018) débute, et sur un fond de musique techno où l’on entend une voix off clamant : "This is a celebration to my brother", "Gianni, this is for you", ou encore "Gianni, we love you". Le ton est donné : le show sera un hommage au défunt couturier italien. En soi, la collection parle d’elle-même, on retrouve la surcharge des motifs, les dorures, le cuir, et ces coupes féminines, si caractéristiques de la mode de Gianni. Réel retour dans les années 1990, cette collection SS18 fait défiler les mannequins stars actuels, dans un premier temps.

Presque un sans-faute

Au bout de 12 minutes de défilé, les lumières s’éteignent et un podium bien garni s’illumine petit à petit. Postures de déesses et robes qui scintillent de mille feux, la lumière se lève : on y découvre les iconiques "Supermodels" qui défrayaient la chronique durant les années 1980. Cette époque où les podiums de Versace - véritables écuries du luxe - se transformaient en spectacles magistraux. On retrouve donc Cindy Crawford, Naomi Campbell, Claudia Schiffer, Carla Bruni et Helena Christensen, toutes plus belles que jamais. Une surprise qui fait sensation, les médias s’extasient et s’empressent de relayer l’information, très émus devant ces retrouvailles inattendues.

Alors certes, elles éblouissent bon nombre d’entre nous, seulement, toute bonne fashionista aurait remarqué qu’il en manquait une. Et oui, Linda Evangelista, l’emblématique modèle aux yeux de chat, où est-elle ? Très peu de journalistes mode relèvent son absence, pourtant, il est difficile de passer à côté. Comment cela se fait-il que Linda manque à l’appel ? La réponse est assez simple, il semblerait qu’elle ait tout bonnement un peu trop profité de la vie et de ses petits plaisirs. Parce que oui, rappelons-le, il est difficile (voire impossible) de garder une taille 36 passé un certain âge. What a shame Linda, tu as plus de cinquante ans et tu as osé profiter de la vie après des années de sacrifices et de régimes drastiques. Du coup, comme tout mauvais élève, elle a été punie et mise au coin.

Si cette célébration risque de rester dans les annales, elle laisse tout de même un léger goût d’amertume, qui ne fait que révéler l’hypocrisie de la sphère mode. Parce qu’au final Donatella, si ton corps peut toujours rentrer dans des tailles enfantines, ta tête botoxée ne rentre pas forcément dans les canons de beauté, et pourtant, on ne te met pas de côté.