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Mark Zuckerberg promet de "réparer" Facebook en 2018

Comme à l’accoutumée depuis 2009, Mark Zuckerberg a publié un statut annonçant les défis de l’année à venir. Circonstances obligent, le ton a radicalement changé : il faut "réparer" Facebook.

Mark Zuckerberg répare une voiture lors de sa tournée des États-Unis. (©Mark Zuckerberg/Facebook)

"Cette année, c’est fini, je ne me lance aucun défi perso de ouf." C’est, en gros et avec nos mots, ce que nous signifie Mark Zuckerberg dans son traditionnel communiqué de début janvier. Ces défis, quels étaient-ils ? Des activités aux teintes à la fois drôles, sérieuses et doucereuses, toutes fidèles à l’esprit de la Silicon Valley : se rendre dans chaque État du pays, construire une intelligence artificielle pour la maison, lire 25 livres, manger uniquement de la viande d’un animal tué par ses soins ou apprendre le mandarin.

Cette époque de développement personnel intense semble révolue. Place à des développements bien plus cruciaux : ceux qui permettront à Facebook de survivre face aux tourmentes de 2017. Zuck fait un rapprochement entre le sérieux dont il devra faire preuve en 2018 et l’abnégation qu’il avait montrée en 2009, année durant laquelle il avait entamé sa série de challenges pour faire face à la morosité ambiante dans le monde et à la situation économique incertaine de Facebook :

"Ce que l’on vit aujourd’hui me rappelle la première année de Facebook. Le monde est [à nouveau] anxieux, divisé, et Facebook a beaucoup de travail devant lui : qu’il s’agisse de protéger nos communautés des injures et de la haine, de se prémunir contre l’interférence des nations ou bien faire en sorte que le temps passé sur Facebook le soit à bon escient."

Triptyque ambitieux qui fait référence aux turbulences traversées par le réseau social en 2017 :

  • La protection des communautés : lutter plus efficacement contre les discours de haine (bouuuh, les trolls), la cybercriminalité, les harcèlements en tout genre ou les contenus choquants – pensons à cette vidéo où une ado de 12 ans filmait son suicide en direct. Facebook avait mis plus de deux semaines à réagir.
  • L’ingérence des nations : référence directe à l’intervention des Russes dans l’élection présidentielle américaine à coups de contenus clivants et sponsorisés qui ont joué en faveur de Donald Trump.
  • Le temps qui passe : réponse aux critiques récurrentes qui taxent Facebook et autres marchands de sociabilité de nous faire passer trop de temps sur leurs applis, phénomène désormais plus connu sous le nom d'"économie de l’attention". L’expression "time well spent" utilisée par Suc est une référence quasi transparente au mouvement "Time Well Spent", fondé par un ancien de Google, visant à assainir notre passion immodérée pour les réseaux sociaux.

Sur un plan plus général, le cinquième homme le plus riche du monde prend acte d’une angoisse bien plus structurelle : la défiance des citoyens vis-à-vis des géants de la tech. Zuckerberg promet donc de se pencher de près sur les questions cryptographiques et cryptomonétaires. La finalité : protéger la vie privée des utilisateurs.

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