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La lose : le projet de sanctuaire marin en Antarctique ne verra pas le jour

Faute de consensus entre les pays réunis en sommet en Australie samedi 28 octobre, un projet de sanctuaire marin d’une surface d’un million de kilomètres carrés à l’est de l’Antarctique a dû être abandonné.

PeterOdeh/CWPA/Barcroft Images / Barcroft Media via Getty Images

Un projet de sanctuaire marin dans l’océan Antarctique est tombé à l’eau samedi 28 octobre, à Hobart en Tasmanie. Présenté par l’Australie et la France, il prévoyait la création d’une aire marine protégée d’une surface d’environ un million de kilomètres carrés à l’est du continent.

Mais les discussions entre les 25 membres de la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR) – qui rassemble 24 États plus l’Union européenne – n’ont pas abouti. Un triste échec pour ce projet qui remonte pourtant à 2009.

La Chine et la Russie font obstacle

Des responsables ont déclaré que c’est notamment la Russie et la Chine qui ont fait obstacle à la sanctuarisation de cette zone afin de préserver leurs droits de pêche dans le secteur. Les associations déplorent une nouvelle opportunité manquée pour protéger ce secteur qui abrite des écosystèmes exceptionnels, riches de plus de 10 000 espèces uniques. L’association Greenpeace a exprimé ses regrets et espère "plus de vision et d’ambition" pour l’année prochaine.

En attendant, une alternative a été avancée par l’Allemagne. Elle porte sur une zone de 2,8 millions de kilomètres carrés en mer de Weddell, au sud-est de l’Amérique du Sud. Un autre projet, emmené par l’Argentine et le Chili, s’étend sur près de 100 000 kilomètres carrés, note France Info.

L’océan Antarctique représente 15 % de la surface des océans et reste fortement menacé par le développement de la pêche et de la navigation. Il y a un an jour pour jour, les négociations de la CCAMLR avaient été plus fructueuses puisque le plus grand sanctuaire marin du monde, d’une surface de 1,55 million de kilomètres carrés, avait vu le jour. En espérant que 2018 soit plus positif.