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À Bornéo, les orangs-outans sont désormais au bord de l'extinction

Selon le dernier rapport de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), les orangs-outans – animaux avec lesquels nous partageons 97 % de notre ADN – sont désormais "en danger critique" sur l'île de Bornéo, soit la dernière étape avant l'extinction d'une espèce à l'état sauvage. 

Bébé orang-outan du programme de réinserstion au centre de réhabilitation de Matang dans l'Etat malaisien du Sarawak à Bornéo (© Loïc Vendrame)

Bébé orang-outan  au centre de réhabilitation de Matang dans l'État malaisien du Sarawak à Bornéo. (© Loïc Vendrame)

L'Union internationale pour la conservation de la nature, qui regroupe plus de 1 300 organisations étatiques et non gouvernementales, actualise régulièrement sa liste rouge, un outil utile pour suivre l'état de la biodiversité dans le monde. La dernière mise à jour, en date du vendredi 8 juillet, est alarmante : les orangs-outans de Bornéo (île d'Asie du Sud-Est partagée entre l'Indonésie, la Malaisie et le sultanat de Brunei)  sont désormais proches de l'extinction. Ces primates font partie avec les orangs-outans de Sumatra des plus grands singes d'Asie. L'ONG, s'inquiète également de la survie des requins-baleines, le plus grand poisson existant sur la planète, dont l'espèce est désormais classée "en danger critique".

Victimes des hommes

Selon les scientifiques de l'UICN, entre 2 000 à 3 000 orangs-outans de Bornéo sont tués chaque année. Ils estiment ainsi que leur population devrait décliner pour tomber à 47 000 individus en 2025 (contre 288 500 en 1973). En cause : la destruction de leur habitat naturel au profit de champs d'huile de palme, de caoutchouc ou de papier, quand ces primates ne sont pas tués par les hommes dans le cadre du commerce illégal d'animaux sauvages…

Quant aux requins-baleines, leur population a été divisée par deux ces 75 dernières années pour atteindre environ 100 000 spécimens en 2009 selon Libération. Si l'espèce est protégée, elle continue d'être victime de la pêche dans les eaux territoriales de Chine ou d'Oman. Le marché chinois étant un gros consommateur de la soupe d'ailerons. Par ailleurs, l'animal est aussi l'une des victimes collatérales de la pêche au thon, car il se retrouve souvent pris au piège dans les filets.

"Il est alarmant de constater que des espèces si emblématiques deviennent en voie d’extinction, s'est émue Jane Smart, directrice du programme mondial pour la conservation des espèces à l'UICN. Cette nouvelle liste rouge montre à quel point il est urgent d'agir de manière stratégique afin de protéger l'incroyable diversité de notre planète", a-t-elle alerté. Et de prévenir : "Les océans et les forêts ne continueront à nous approvisionner en nourriture, et à nous fournir leurs nombreux avantages, que si nous préservons leur capacité à le faire."

Aujourd'hui, selon l'UICN, une espèce de mammifères sur quatre est menacée d’extinction mondiale.

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