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Les Emirats arabes unis veulent construire une montagne pour amener la pluie

Pour pallier la sécheresse, le gouvernement les Emirats arabes unis a embauché des experts du Centre nationale de recherche atmosphérique américain (NCAR) afin de construire une montagne artificielle qui apporterait des précipitations. 

Dubai, EAU (©ventdusud/Getty-iStock)

Dubai, EAU (©ventdusud/Getty-iStock)

Si les Emirats arabes unis ne manquent pas de pétrole, ils sont en revanche en déficit d'eau de pluie et sont donc confrontés à un épineux problème de sécheresse. Qu'à cela ne tienne, le gouvernement réfléchit à des alternatives, même les plus farfelues.

Depuis février 2015, le Centre national de météorologie et de sismologie des EAU travaille étroitement avec des experts en recherche atmosphérique américains sur l'ébauche d'une étude de modélisation à hauteur de 400 000 dollars (environ 350 000 euros) évaluant les effets de la construction d'une montagne sur la météo.

En effet, les montagnes jouent un rôle important en influençant les conditions métrologiques et le climat des régions alentours. En interceptant le circuit de l'air, elles influencent les précipitations atmosphériques et les températures. Autrement dit, la présence d'une montagne oblige l'air à passer plus haut, ce qui crée des nuages qui, ensuite, peuvent être artificiellement ensemencés afin d'augmenter leur condensation et les faire pleuvoir.

Un premier rapport prévu cet été

Evidemment, construire une montagne n'est pas chose aisée. Comme l'explique Roelof Bruintjes, scientifique et chercheur qui dirige le Centre nationale de recherche atmosphérique américain (NCAR), dans les colonnes du site Arabian Business :

"Nous sommes encore en train de faire des ajustements, donc nous sommes en train de calculer toutes les questions de hauteurs, de largeurs et de lieux [en même temps que] nous étudions la climatologie locale".

Monsieur Bruintjes se veut encourageant sur l'avancée du projet, annonçant un premier rapport cet été. La détermination des acteurs pour le faire aboutir n'est donc pas à mettre en doute, même si des questions de coûts pourraient être un frein à son développement :

"Si [le projet] est trop cher pour [le gouvernement], clairement il ne verra pas le jour, mais cela leur donne déjà un aperçu des alternatives possibles dans le futur [...]. Si cela aboutit, la deuxième étape passera par une entreprise d’ingénierie qui établira sa faisabilité."

Quoi qu'il en soit, le gouvernement des EAU semble déterminé à étudier de près la piste de l'ensemencement de nuages, une méthode pour laquelle il a déjà alloué 558 000 dollars (488 000 euros) de recherches pour la seule année 2015. Mais la construction d'un montagne artificielle coûterait quant à elle une centaine de milliards de dollars selon des estimations rapportées par le site Motherboard, un différentiel non négligeable donc.