Pour venger les livres brûlés dans l'incendie de Rio, des étudiants ont créé un musée virtuel

À l’origine de l’initiative, des étudiants en muséologie.

(Incendie du musée national de Rio de Janeiro © Felipe Milanez / Wikimedia)

Le 2 septembre dernier, un incendie ravageait le Musée national de Rio de Janeiro. Vingt millions de pièces — soit environ 90 % des collections balayant principalement les périodes paléontologiques, égyptiennes et gréco-romaines — partaient en fumée, provoquant tristesse et indignation au Brésil, et dans le monde entier.

Face à la tragédie, Internet s’est mobilisé, à sa manière, en mode crowdsourcing ("production participative" en français). L’impulsion a été donnée par des étudiants en muséologie de l’université d’État de Rio de Janeiro (Unirio). Leur initiative, racontée par le journal O Globo et relayée par Slate, a commencé en petit comité, en s’envoyant, entre soi, des photos des artefacts perdus. L’action s’est ensuite étendue aux amis et amis d’amis, avant de rallier toute la toile.

Les étudiants ont rapidement reçu plusieurs milliers d’e-mails comportant photos et vidéos qu’il leur faudra archiver. Dans la foulée, LE poids lourd du partage de connaissances en ligne, Wikipédia, a pris la relève avec un tweet (un peu) partagé :

"Il y avait plus de 20 millions d’objets à l’intérieur du #MuseuNacional. Vous aviez pris une photo de l’un d’entre eux ? Aidez-nous à préserver la mémoire du plus grand nombre possible d’entre eux et ajoutez les sur @wikicommons. Voici la marche à suivre depuis votre navigateur."

Qu’en résultera-t-il à la fin ? Les médias semblent s’être accordés sur l’expression de "panthéon virtuel". Chic et ambitieux.

Observateur tech perplexe