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Vu notre empreinte écologique, une Terre ne suffit pas

L’organisation Global Footprint Network a publié une infographie illustrant l’empreinte écologique de l’humanité. Du Luxembourg à la Chine, nos modes de vies trop gourmands en ressources naturelles nécessiteraient plus qu’une Terre pour vivre.

© Nasa

© Nasa

"Combien de Terre nous faudrait-il pour vivre?". Une question un peu absurde en substance puisque, peu importe la réponse, nous n’avons qu’une planète Terre et il nous faut rester raisonnables. Faire avec ce que l’on a, c’est-à-dire avec une seule Terre, semble être devenu un doux rêve tant l’exploitation sauvage de celle-ci ne prend pas en considération l’épuisement des ressources naturelles. Où que l’on vive aujourd’hui dans le monde, nos modes de consommation plus ou moins raisonnés et plus ou moins développés nécessitent (trop) souvent plus que ce qu’une planète peut nous apporter. Cette infographie, réalisée par l’organisation environnementale à but non lucratif Global Footprint Network et relayée par Courrier international, nous donne à voir en un coup d’œil la démesure de nos modes de consommation.

Source National Footprint Accounts 2016, réalisé par le Global Footprint Network (données de 2012)

Source National Footprint Accounts 2016. Infographie réalisée par le Global Footprint Network (données de 2012).

Aujourd’hui, seules 30 % des nations utilisent moins d’une Terre pour satisfaire leurs besoins, essentiellement en Afrique et en Asie. À l’autre bout de l’échiquier, de façon plutôt surprenante d’ailleurs, le Luxembourg – l’un des plus petits pays du monde –, utilise l’équivalent de neuf Terre par an alors qu’il dispose de peu de ressources en comparaison. Dans le peloton de tête des pays laissant la pire empreinte écologique suivent ensuite le Qatar (six Terre), l’Australie (plus de cinq Terre, mais il s’agit du seul pays disposant d’une importante biocapacité), les États-Unis (près de cinq Terre), et les Émirats arabes unis (plus de quatre Terre). Et la liste continue avec la France, qui utilise les ressources naturelles annuelles de trois Terre, devant la Chine pour l’instant à deux Terre.

Nos modes de vie, de consommation et d’exploitation actuels vont rebours du bon sens et ne pourront pas tenir la route éternellement. Il est temps que cette vision court-termiste vouée à l’échec, menant à l’épuisement total des ressources de la Terre sans retour en arrière possible, prenne fin et fasse place à une réflexion d’avenir.