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(©DFID /Flickr)

En Inde, les énergies solaires sont désormais moins chères que les énergies fossiles

En Inde, les énergies solaires n’ont jamais été aussi peu chères. Ce qui les rend désormais plus abordables que les énergies fossiles.

(©DFID /Flickr)

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Les observateurs n’avaient pas tablé sur une progression aussi fulgurante. Et pourtant, en Inde, deuxième pays le plus peuplé du monde après la Chine (qui bat régulièrement des records de pollution), les énergies renouvelables solaires coupent l’herbe sous le pied aux énergies fossiles, et plus vite que prévu. Ce qui rend le pays de plus en plus susceptible de tenir les engagements fixés lors de l’accord de Paris sur le climat en décembre 2015.

L’Inde avait en effet ratifié en octobre dernier le traité issu de la COP21, destiné à contenir le réchauffement climatique sous le seuil de deux degrés par rapport au niveau préindustriel. Une contribution qui passe par un investissement massif dans l’énergie solaire. Et un espoir pour le pays, troisième pays le plus pollueur du monde après la Chine et les États-Unis, dont 60 % de l’électricité dépend de ses (très polluantes) centrales de charbon. Sa capitale, New Delhi, se retrouve fréquemment en tête des villes les plus polluées du monde.

Une chute de 40 % des prix du solaire

Ce mardi 9 mai, au Rajasthan (État du nord-ouest de l’Inde), les entreprises d’énergie solaire Phelan Energy et Avaada Power ont proposé de faire chuter le prix de l’électricité produite, grâce à un futur parc solaire à 2,62 roupies (0,03 euro) par kilowattheure. L’année dernière, l’offre la moins chère était de 4,34 roupies (0,06 euro). Une chute qualifiée de "mondialement historique" par les analystes qui l’expliquent par des taux d’intérêt bas couplés à des investissements en plein boom dans ce secteur. Des facteurs fortement encouragés par l’ambition affichée du pays d’investir massivement dans le secteur durable : d’ici à 2030, l’Inde veut augmenter la part des sources d’énergie non fossiles à hauteur de 40 % de sa production d’électricité.

Comme l’explique le Guardian, ces éléments contribuent à réduire considérablement les prix du marché du solaire et à rivaliser avec les prix du charbon actuellement fixés à 3,30 roupies (0,04 euro) par kilowattheure. "Cela montre qu’il se passe suffisamment de choses pour attirer les investissements et éveiller l’intérêt des entreprises qui, autrefois, se seraient montrées plus prudentes", analyse Kanika Chawla, du Conseil de l’énergie, de l’environnement et de l’eau, à New Delhi.

Si la chute des prix annoncée au Rajasthan n’est pas généralisable à l’ensemble du territoire, cela montre la volonté des entreprises à investir massivement dans le secteur renouvelable, et en particulier le solaire, plutôt que dans l’ancien modèle. Ce qui est pour le moins encourageant.