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Fashion Week : Londres a été envahi de petits messages prônant une mode plus éthique

À l’occasion de la Fashion Week de Londres, le Craftivist Collective a dissimulé de nombreux messages dans toute la ville, afin de sensibiliser les consommateurs aux ravages de l’industrie de la fast fashion.

Cette année, grâce au Craftivist Collective, les prestigieux invités de la Fashion Week de Londres ont été amenés à réfléchir à une question autrement plus sérieuse que le programme des défilés. L’asso, qui se définit comme un groupe de "gentils militants", proteste contre toutes sortes d’injustices de façon très pacifiste. Cette fois-ci, il s’agissait de dénoncer les ravages de la "fast fashion" (qui a un lourd impact environnemental et social). Ça tombe plutôt bien, car le collectif milite par le biais de l’artisanat (d’où le terme "crafitvist").

Durant les quatre jours de festivités de la Fashion Week, les membres du collectif sont donc allés de boutique en boutique, à proximité de la Somerset House (où se tenait une grande partie des événements), et ont discrètement déposé dans les poches de certains vêtements des papiers comportant des messages de protestation. Le collectif s’est principalement concentré sur des boutiques de fast fashion, car il estime que ce sont les consommateurs ordinaires qui doivent être sensibilisés.

Sarah Corbett, la fondatrice du Craftivist Collective, a précisé au Guardian la démarche : "Les boutiques ne se doutent pas du tout de ce que l’on fait, mais je ne pense pas qu’elles seraient ravies si elles l’apprenaient." Elle a cependant tenu à préciser qu’elle était attachée au monde de la mode : "J’adore vraiment la mode, et pendant la Fashion Week il y a une vraie mise en lumière de cette industrie. J’aimerais donc utiliser cet événement afin que l’on puisse repenser comment la mode pourrait être belle aussi bien de l’extérieur que de l’intérieur."

Sensibiliser les consommateurs

Les messages de l’opération prenaient la forme de petits manifestes, soigneusement écrits à la main, et chacun était consciencieusement fermé à l’aide d’un joli ruban. À l’intérieur, ces petits papiers contenaient des phrases telles que : "La beauté, n’est pas seulement dans l’œil de celui qui regarde… Elle se trouve aussi dans le tissu du vêtement. Nos vêtements ne peuvent jamais être vraiment beaux s’ils cachent des heures d’exploitation ouvrière."

Le Craftivist Collective a été créé en 2014, en collaboration avec le groupe militant Fashion Revolution, qui s’est formé après l’effondrement du Rana Plaza en 2013, à Dacca, au Bangladesh. Cette catastrophe a provoqué le décès de 1 135 personnes et a fait plus de 2 500 blessés. À l’occasion de ce drame, le monde entier a pu constater

Depuis trois ans, le collectif anglais enseigne donc à ses "craftivistes" comment aborder la mode d’une nouvelle façon. L’association vise en particulier les consommateurs, car au final ce sont eux qui pourraient avoir le plus d’influence. Cette démarche témoigne une nouvelle fois des réels problèmes que cache cette partie de l’industrie du textile, qui rappelons-le, reste la deuxième plus polluante dans le monde.

À lire -> Machines, le documentaire qui vous emmène dans les coulisses de la "fast fashion"