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Donald Trump suggère de "punir" les femmes qui avortent

Dans une interview, Donald Trump a affirmé son intention de rendre l'avortement illégal et a annoncé, avant de se rétracter, que les femmes qui avortent devraient subir une "forme de punition".

"Juste au moment où l'on pensait que ça ne pouvait pas être pire. Terrifiant et révélateur" : c'est en ces termes que la candidate à l'investiture démocrate, Hillary Clinton, a réagi sur Twitter après le dernier esclandre de son rival républicain Donald Trump, et on est bien d'accord avec elle !

En effet, lorsque le journaliste Chris Matthews de la chaîne MSNBC a demandé à Donald Trump, mercredi 30 mars, s'il croyait qu'il fallait une punition pour l'avortement, le mégalomane milliardaire n'a pas hésité à répondre qu'"il devrait y avoir une certaine forme de punition" pour les femmes qui avortent, même s'il ne savait pas vraiment laquelle.

Donald Trump (Crédit Image : iStock Getty Images)

Donald Trump. (© iStock)

"Comme Ronald Reagan, je suis pro-vie avec des exceptions"

Face au tollé qu'ont provoqué de tels propos, Donald Trump a essayé en vain de faire machine arrière. S'il considère toujours que l'interruption volontaire de grossesse – pourtant légale partout aux États-Unis depuis une décision historique de la Cour suprême en 1973 dite "Roe v. Wade" – doit redevenir illégale parce qu'il s'agit "d'un crime", il a vite compris qu'en voulant punir les femmes qui avortent, il pourrait perdre de nombreux votes, y compris celui de certaines personnes pro-vie qui ont jugé ses propos extrêmes. C'est pourquoi il s'est rétracté dans un communiqué de presse en prônant plutôt une sanction pour les médecins qui oseraient réaliser un tel "crime" à la demande d'une patiente :

"Si le Congrès devait adopter une loi rendant l'avortement illégal et si les tribunaux fédéraux confirmaient cette loi, le médecin, ou toute autre personne réalisant cet acte illégal, sur une femme serait tenu légalement responsable, et non la femme. La femme est une victime au même titre que la vie dans son ventre. Ma position n'a pas changé – comme Ronald Reagan, je suis pro-vie avec des exceptions."

Donald Trump tente ainsi de sauver la face en revenant sur ses propos pour continuer de séduire un électorat conservateur. Dans tous les cas, renoncer au droit fondamental qu'ont les femmes à disposer de leur corps constituerait non seulement une terrible régression, mais ce serait qui plus est dangereux. En effet, toutes les neuf minutes, une femme meurt des suites d'un avortement illégal.

Homophobe, raciste et misogyne, le candidat à la primaire républicaine nous prouve un petit peu plus chaque jour qu'il est l'incarnation d'une personne détestable. Et rien qu'en pensant un instant qu'il pourrait devenir le 45e président des États-Unis, on se dit que ce monde part beaucoup trop en cacahuète.