En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de nos cookies afin de vous offrir une meilleure utilisation de ce site internet. Pour en savoir plus et paramétrer vos cookies, cliquez ici.

Pour mettre fin au braconnage, le Royaume-Uni a décidé d’interdire la vente de l’ivoire

Alors que 55 éléphants sont tués chaque jour dans le monde, le Royaume-Uni vient d’annoncer une loi particulièrement restrictive en matière de commerce d’ivoire.

(© Pauline Guilmot/Flickr/CC)

La Grande-Bretagne s’est engagée à sauver les éléphants de l’extinction, en interdisant à la vente et à l’export presque tous les produits en ivoire (y compris les antiquités). La proposition du gouvernement britannique vise à déstabiliser le marché international des défenses et mettre fin à un commerce d’un autre âge.

Michael Gove, le ministre de l’Environnement, a déclaré lors de l’annonce de cette interdiction "quasiment intégrale" que "le déclin de la population d’éléphants dans le monde, provoquée par le braconnage, jette l’opprobre sur notre génération".

"Protéger l’une des espèces les plus emblématiques et les plus appréciées au monde nécessite des mesures radicales", a-t-il indiqué à l’agence Press Association, avant d’ajouter :

"L’ivoire ne devrait jamais être vu comme un bien permettant un profit financier ou symbolique – c’est pourquoi nous souhaitons en interdire la vente."

D’après Michael Gove, cette mesure qui interdira la vente d’ivoire pur et les objets confectionnés avant 1947 (qui étaient encore autorisés) permettra de mettre la Grande-Bretagne à la pointe de la lutte contre ce "commerce malhonnête".

En 2016, les autorités kenyanes ont détruit 105 tonnes d’ivoire, afin d’envoyer un signal fort aux braconniers. (© Mwangi Kirubi/Flickr/CC)

Mais certains objets qui ne contribuent pas au braconnage, seront exclus de cette mesure, comme les instruments de musique (les pianos avec des touches en ivoire, par exemple), en vertu de leur valeur artistique, historique ou culturelle.

Tanya Steele, la directrice de WWF, a déclaré que cette interdiction montrait la volonté ferme du Royaume-Uni d’être à la pointe du combat contre le braconnage. Mais elle a tenu à prévenir les autorités que cela ne se fera pas en un claquement de doigt et que "le temps est précieux" :

"Pendant que l’on discute, 55 éléphants sont tués chaque jour en Afrique. Nous devons être la génération qui mettra un terme, une fois pour toutes, au commerce illégal d’ivoire.

Cela nécessitera plus qu’une interdiction dans un pays. Il faut travailler avec les politiques et les peuples du monde entier pour multiplier ces mesures et mettre fin au commerce illégal."

On estime que chaque année 20 000 éléphants sont massacrés pour leurs défenses, du fait de la demande de riches clients étrangers. À ce rythme, avertissent les experts, l’espèce pourrait bientôt s’éteindre.

Le directeur de l’association Stop Ivory, John Stephenson, juge que cette "crise sans précédent" causée par l’action de gangs armés en Afrique et ailleurs "ne s’arrêtera qu’une fois que l’ivoire ne trouvera plus un seul client dans le monde". Les États-Unis ont d’ores et déjà fait passer une interdiction similaire, tandis que la Chine et Hong Kong ont également annoncé des plans pour fermer leurs marchés intérieurs.

À lire -> Ça y est, Trump s’apprête à abroger le plan climat mis en place par Obama

Writer and photographer from South London, UK. If you want to get in touch please email me at: matthew.kirby@konbini.com