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Une campagne choc contre l'excision

Pour lutter contre les mutilations génitales féminines, l'association 28 Too Many a décidé de détourner quelques drapeaux européens pour une campagne choc.

Crédits image : 28 Too Many

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"Chaque année, trois millions de femmes et filles sont exposées au risque d'excision en Afrique, en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, en Australie, en Asie, au Moyen-Orient et dans de nombreux pays européens", peut-on lire sur le site de l'association 28 Too Many, référence aux 28 pays africains qui pratiquent toujours l'excision sur des jeunes filles âgées entre 4 et 14 ans.

La campagne mondiale réalisée par l'agence de publicité britannique Ogilvy & Mather se veut donc choc pour rappeler que ce fléau n'est pas un cas isolé africain. "Les mutilations génitales féminines n'ont pas uniquement lieu dans des endroits reculés", scande le slogan de la campagne.

Une pratique dangereuse

Drapeaux français, britannique, suédois ou encore italien maculés de sang, mutilés et rafistolés avec des points de suture rouillés rappellent alors les conséquences graves d'une ablation totale ou partielle des organes génitaux externes (clitoris et lèvres). Douleurs intenses, hémorragies, kystes, stérilité, incontinence, infections urinaires, complications lors de l'accouchement, sont en effet autant de risques sanitaires importants causés par l'excision, pratique néfaste qui, dans le pire des cas, peut coûter la vie à de nombreuses petites filles.

Condamné à l'international par l'ONU, l'OMS ou l'Unicef, ce rite ancestral et millénaire pratiqué pour diverses raisons – assurer la pureté, la virginité et décourager les rapports sexuels avant le mariage, respecter les coutumes et les traditions, renforcer le sentiment d'appartenance à un groupe par ce rite initiatique, etc. – n'est donc pas sans risque. Et même si l'excision recule aussi bien dans les faits que dans les mentalités, 30 millions de filles risquent d'être excisées au cours de la prochaine décennie selon l'Unicef.

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Crédits image : 28 Too Many

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