Enfin, les microbilles de plastique seront interdites en France à partir du 1er janvier

À partir du 1er janvier 2018, les industriels ne seront plus autorisés à intégrer des microbilles en plastique dans les produits d’hygiène vendus en France.

Des déchets de plastiques trouvés dans les eaux du Pacifique. (© Citizen of the Planet/Education Images/UIG via Getty Images)

Cela fait plusieurs années que les scientifiques alertent sur l’impact des microbilles de plastiques contenues dans un certain nombre de nos produits cosmétiques et d’hygiène (gommages, soins exfoliants, gels douches, dentifrices, lessive…) et qui finissent dans les océans. Des particules souvent inférieures à 1 millimètre qui passent entre les mailles des stations d’épuration, s’infiltrent dans l’environnement marin, et sont ingurgitées par la faune marine. Pire : selon une récente étude, ce n’est plus par accident mais volontairement que de nombreux poissons ingèrent ces microdébris de plastique qu’ils prennent pour de la nourriture.

Des nanoparticules invisibles (souvent du polyéthylène ou du polypropylène) mais loin d’être négligeables puisqu’elles peuvent mettre une centaine d’années à se dégrader et pollueraient ainsi jusqu’à 88 % de la surface des océans.

À partir du 1er janvier 2018, on ne devrait donc plus trouver ces microbilles dans nos produits. Cela fait suite à un décret du 6 mars 2017 qui comprend également l’interdiction des tiges en plastique des cotons-tiges à partir de 2020.

L’Organisation des Nations unies (Onu) recommande depuis 2015 leur suspension progressive et une interdiction de leur utilisation dans les produits cosmétiques. L’Onu rappelle en outre que si nous ne faisons rien, il y aura plus de plastique que de poissons dans les océans d’ici 2050.