Airbnb va être expulsé du centre-ville d’Amsterdam

Airbn’ban.

(© Neshom/Pixabay/CC)

Amsterdam s’imperméabilise. À l’origine d’un nouveau plan de lutte contre le tourisme de masse, les conseillers municipaux ont décidé de se donner les moyens de ralentir la progression constante du nombre de visiteurs chaque année. Aujourd’hui au nombre de 18 millions par an, les touristes pourraient en effet être 30 millions par an en 2025.

En première ligne de ce bras de fer : Airbnb. Face au mécontentement général de la population amstellodamoise, la coalition des quatre partis au pouvoir a décidé de frapper fort. Dès 2019, les locations Airbnb à Amsterdam ne devront pas dépasser 30 jours – contre 60 actuellement –, et les quartiers les plus habités seront tout simplement inaccessibles aux utilisateurs de la plateforme. Yvette Hoffman, du parti écolo progressiste Groenlinks, indique :

"Les résidents se sentent submergés par un nombre croissant de touristes, en partie à cause d’Airbnb et des hôtels illégaux. Nous devons faire en sorte que la ville soit toujours agréable à vivre pour ses habitants."

Les transports également visés

Parallèlement à cela, la municipalité d’Amsterdam exécutera d’autres mesures de répression du tourisme de masse, comme une augmentation faramineuse de la taxe touristique – ce qui devrait rapporter 105 millions d’euros aux caisses de la ville d’ici 2022. Les taxis seront, quant à eux, interdits de circulation sur les canaux. Et les calèches attelées et les Segway totalement proscrits.

Les bateaux-mouches devront accoster en dehors du centre-ville, et les péniches-hôtels devront quitter les quartiers les plus touristiques. Les paquebots de croisière n’auront plus d’accès à la ville, puisque le terminal construit à cet effet sera détruit prochainement. Quant aux cars de tourisme, ils n’auront plus accès au centre-ville.

Et si le bannissement des Airbnb à Amsterdam vous a ôté l’envie d’une petite escapade néerlandaise, sachez que l’hôtel est généralement moins cher, comme l’indique Les Échos.