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En Afrique du Sud, des manifestants blancs ont brandi le drapeau de l’apartheid

L’apartheid est considéré comme un crime contre l’humanité, mais ses symboles restent pourtant toujours présents en Afrique du Sud. Dernier exemple en date, l’ancien drapeau sud-africain aurait récemment été brandi au cours d’une manifestation.

Le drapeau de l’apartheid. (© Aubrey Kilian/Wikimedia/CC)

Ce 30 octobre, une centaine de Sud-Africains blancs se sont habillés en noir et ont défilé contre les assassinats ciblés d’agriculteurs blancs. D’après AfriForum, une association qui défend les Afrikaners, 72 fermiers ont été assassinés cette année, bien que ces chiffres soient contestés par d’autres. Les manifestants protestaient contre l’abandon et l’isolement dont ils seraient victimes de la part du gouvernement de l’ANC (Congrès national africain).

Mais les statistiques montrent que l’insécurité est un problème auquel sont confrontés tous les Sud-Africains, quelle que soit leur couleur de peau. Les manifestants ont néanmoins agité le spectre d’un "génocide blanc", expression qui se répand chez tous les suprémacistes du monde.

Sur les réseaux sociaux, des images de manifestants brandissant le drapeau de l’apartheid sont apparues. AfriForum nie le fait que ce drapeau ait été aperçu durant la manifestation, mais des dizaines d’internautes affirment le contraire. Celui-ci a été changé en 1994 pour un drapeau multicolore, reflet plus juste du pays qui se surnomme la "nation arc-en-ciel". Mais l’ancien drapeau refait de temps en temps surface, comme sur la veste de Dylann Roof, l’auteur raciste de la fusillade dans l’église de Charleston en 2015.

Tout comme avec le drapeau confédéré aux États-Unis, ceux qui utilisent le drapeau de l’apartheid prétendent qu’il ne s’agit là que d’un symbole de leur patrimoine culturel, amoindrissant le fait que celui-ci relaie l’idée que la minorité blanche avait une mission divine en Afrique du Sud.

Difficile de se cacher derrière la liberté d’expression pour couvrir de tels agissements, comme le font les suprémacistes américains, en oubliant que ce drapeau rappelle une période durant laquelle les moindres faits et gestes des Noirs étaient sous le contrôle des Blancs.

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