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Des activistes LGBTQ ont organisé une énorme fête devant la maison de Mike Pence

Des associations ont voulu faire passer un message au nouveau vice-président américain, ouvertement homophobe.

Au cours de sa carrière politique, Mike Pence, partisan des "thérapies de conversion" pour les gays, n'a jamais caché son homophobie. Mercredi 18 janvier, à quelques jours de son investiture en tant que vice-président des États-Unis, des associations LGBTQ ont organisé une énorme fête surprise juste devant son domicile. Firas Nasr, l’organisateur, s’est adressé à la foule :

"Nous sommes ici ce soir pour envoyer un message clair à Daddy Pence : nous ne tolèrerons pas la bigoterie et la haine dans notre pays. Nous sommes là pour prendre la rue et en faire notre dancefloor."

C'est le groupe d’activistes LGBTQ Werk For Peace, aidé des organisateurs de #DisruptJ20 (l'événement qui s'est donné pour but de perturber la cérémonie d'investiture de Trump), qui a mis sur pied cet évènement. Fidèle à ses habitudes d'utiliser la fête pour protester, le groupe a fait péter les watts et s’est trémoussé sur du Rihanna, du Lady Gaga, du Whitney Houston et du Beyoncé dans le quartier de Friendship Heights. Le but était de montrer que la communauté gay ne se laissera ni intimider ni réduire au silence par la rhétorique et la politique de l’administration à venir.

"Les manifestants informés de l’arrivée de supporters de Trump ont été implorés de ne pas réagir. 'Nous n’avons pas besoin de nourrir leur énergie', a dit un organisateur."

À grands coups de paillettes, d’élastiques fluo, de cerceaux illuminés et de drapeaux arcs-en-ciel, les manifestants ont marché jusqu'à la maison de Mike Pence, en s’arrêtant régulièrement pour être vus et entendus de tous. Une fois arrivés devant son domicile, ils ont scandé : "Daddy Pence, Come Dance" ("Papa Pence, vient danser").

Comme c'est le cas avec les autres manifestations organisées pour ce week-end d'investiture, les centaines de manifestants se sont déplacés des quatre coins des États-Unis. C'est le cas de Lisa Fithian, venue du Texas, qui déclare :

"Nous sommes ici pour célébrer la libération des queers et déclarer que l’amour aura le dessus sur la haine. Mike Pence doit écouter son cœur et reconnaître que ce pays a besoin d’être aimant et accueillant envers chacun. S’ils veulent que l’Amérique soit de nouveau grande, il faut que nous soyons humains."

Un étudiant de Georgetown s’est également adressé aux autres minorités, qu’il a enjoint à se rallier au mouvement pour une résistance unie :

"En tant que minorités, nous sommes faibles si nous n’avons que nos propres intérêts en tête, mais si nous nous unissons pour défendre nos intérêts communs, nous serons bien plus forts."

Tout au long de sa carrière, tant au niveau étatique que fédéral, Mike Pence a maintenu que le "mode de vie homosexuel" (comme si c'était un choix) était une menace directe à la société et aux traditions familiales.

Disposant des permis et des autorisations nécessaires, cette manifestation s’est faite dans le respect de la loi. Néanmoins, Mike Pence était ce soir-là à l’autre bout de la ville avec sa famille, pour un dîner de célébration pré-investiture.

Traduit de l’anglais par Sophie Janinet

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