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14 fonctionnalités diaboliques pensées pour entretenir notre addiction aux écrans

Bonne nouvelle : pour certaines, il existe un antidote. Mauvaise nouvelle : pour d’autres, il n’y en a pas.

Deviendrons-nous aussi camés aux écrans que dans cet épisode de Black Mirror ? (© Netflix)

De plus en plus de voix nous mettent en garde contre les mille petites fonctionnalités implémentées par les géants du Web pour grappiller sur notre précieux temps d’attention disponible et nous faire rester longtemps, très longtemps. Pour lutter contre les démons, il faut d’abord les identifier. Nous avons donc répertorié quelques-unes de ces fonctionnalités, anodines en apparence, redoutables en vérité.

Les fonctionnalités pour lesquelles il existe un remède

L’auto-play : quand une vidéo se lance automatiquement sans nous demander notre avis.

💉L’antidote : il y a une petite extension Web pour empêcher ça, Disable HTML5 Autoplay (disponible sur Chrome et Firefox).💉

Les notifications push : inventées par Apple en 2009, ces notifications en tout genre envoyées par les applications se sont ensuite répandues sur les smartphones du monde entier.

💉L’antidote : désactiver les pushs, un par un, dans les réglages des applications.💉

Le clickbait (ou piège à clics) : regroupe la grande famille des contenus ou images racoleurs et trompeurs qui appâtent l’utilisateur en vue de le faire cliquer.

💉L’antidote : utiliser AdBlock lorsqu’il s’agit des publicités. Pour le reste, faire un compte à rebours mental (5, 4, 3…) ou peser le pour et le contre avant de cliquer (tout à fait, c’est très difficile à mettre en œuvre).💉

Les onglets : propulsés par Mozilla en 2002, ils ont rendu notre cerveau multitâche et défait nos capacités de concentration, surtout au travail.

💉L’antidote : une extension comme xTab (disponible sur Chrome) permet de limiter le nombre d’onglets ouverts.💉

Vidéo suivante : quand la vidéo "d’après" se lance automatiquement. Redoutablement efficace sur YouTube ou Netflix.

💉L’antidote : dégainer plus vite que son ombre en cliquant sur "annuler". Sur YouTube plus spécifiquement, mettre en "off" le petit bouton "lecture automatique" en haut à droite.💉

Les dizaines d’icônes du smartphone : elles sont une invitation constante à l’utilisation effrénée du téléphone.

💉L’antidote : garder le nécessaire sur l’écran d’accueil, créer des dossiers pour rendre le superflu moins accessible.💉

Les fonctionnalités sans antidote

L’infinite-scroll : apparemment inventé en 2005 sur MSN (les sources divergent), il permet, comme son nom l’indique, de scroller à l’infini vers le bas pour afficher toujours plus d’informations. Parade imparable : arracher la molette de sa souris. Parade improbable : avoir les doigts un peu sales sur un écran tactile, le scroll marche moins bien.

Le pull-to-refresh : inventé en 2009, il permet, sur smartphone, d’un simple mouvement du pouce ou de l’index vers le haut, de rafraîchir le contenu. Il est utilisé principalement sur les réseaux sociaux pour guetter les nouvelles interactions.

"Est en train d’écrire" puis "vu" ou "lu" : ce terrible pousse-au-crime nous permet de savoir si l’interlocuteur est en train de rédiger sa réponse. Si tel est le cas, décrochage impossible. Très en vogue sur WhatsApp, Messenger, Instagram ou iMessage.

Le swipe : popularisé par Tinder, il permet d’un simple "balayage" de l’index de passer au suivant, quel que soit le sens ou l’envie. Le swipe est également utilisé dans d’autres contextes, comme sur Instagram ou Snapchat pour passer aux contenus suivants.

Les commentaires : nul n’est un surhomme. Nul ne peut résister aux réactions écrites de ses congénères. Nul ne peut rester insensible aux sirènes des trolls. Et pire, les commentaires peuvent être mixés avec la fonctionnalité précédente : sur Facebook, on sait quand la personne est en train de rédiger son commentaire.

L’option gif animé : il était auparavant fastidieux d’envoyer des gifs animés à ses amis. Puis la chose s’est démocratisée quand les applis nous ont permis d’un simple clic de gambader sur Giphy. Dans le pire des cas, une battle de gifs peut durer des heures.

Les algorithmes de recommandation : présents sur l’ensemble du Web, ces algorithmes nous suggèrent du contenu complémentaire selon nos goûts bien identifiés. Résultat : lecture de news, de vidéos, découverte de morceaux, shopping.

Le tag : mais qui était cette charmante personne présente à la soirée et taguée sur cette photo Facebook ? Et qui était la personne taguée à côté de cette personne taguée ? De tag en tag, on arrive on ne sait où, oubliant au passage le point de départ.

Remèdes généraux

Nous proposons deux logiciels qui permettent d’identifier et de canaliser un peu mieux ces démons. Ils sont suggérés par Time Well Spent, un mouvement initié par un ex-employé de chez Google qui désormais milite pour un "design éthique".

Freedom : permet de bloquer des sites Web ou des applications pour une durée déterminée afin d’éviter les distractions. Fonctionne sur Windows, Mac, Android et iOS. Mais attention, c’est payant.

RescueTime : permet de mesurer le temps passé sur chacune de ses applications pour mieux connaître et éventuellement changer ses habitudes. Également disponible sur Windows, Mac, Android et iOS. Version lite gratuite.

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