En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de nos cookies afin de vous offrir une meilleure utilisation de ce site internet. Pour en savoir plus et paramétrer vos cookies, cliquez ici.

En images : Tomer Ifrah, l'œil (du métro) de Moscou

Tomer Ifrah s'est plongé pendant trois mois dans le métro de Moscou pour en rapporter un travail photo assez original. Portraits, perspectives de rails et lumières souterraines... quand l'exercice des photos dans le métro s'exporte au ter-ter de Vladimir Poutine.

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

Les yeux perdus dans les hautes splendeurs de la capitale russe, entre temples dorés et reliques tsaristes, vestiges de plans quinquennaux et perestroïka, Tomer Ifrah est finalement tombé en amour lorsqu'il a baissé les yeux sur ce qui se passait sous ses pieds, là, sous le bitume. Soigneux et patient, c'est en arpentant les dédales de couloirs et les lignes du réseau de transports souterrain de Moscou que le photographe israélien s'en est épris. Et si les clichés dans les rames sombres des grandes métropoles du monde entier font figure de grand classique de la photo urbaine, peu de preneurs d'images se sont emparés du métro de la capitale éternelle de la Fédération de Russie.

Auprès de Konbini, le jeune photographe confie son envie de partir depuis longtemps en Russie, car "beaucoup d'images qui provenaient de Moscou excitaient [sa] curiosité". D'abord désireux de contempler ce que cette cité légendaire avait à lui offrir, il a finalement passé trois mois sous terre armé de son boîtier et de ses objectifs pour entretenir sa passion brûlante pour le métro de ce pays gelé.

Tomer balance : entre eux, c'était le coup de foudre. Dès "la première fois" qu'il a pénétré le réseau de métro de Moscou, il s'est senti "soufflé". "Je ne m'attendais pas à ce que ça soit aussi intense", admet-il, du fait que "chaque arrêt [lui] a semblé véritablement unique".

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

Voyage dans le temps

Des premières stations qui ont subi l'influence du constructivisme russe à l'architecture moderne de ces dix dernières années, en passant pas les arrêts où subsistent encore de nombreux symboles de l'ère soviétique, le métro de Moscou semble balayer un siècle d'Histoire.

Les premières stations ont ouvert en 1935 mais se sont répandues graduellement au fur et à mesure des années, quand de plus en plus de stations ont été construites, dans les 50s, les 60s et jusqu'à aujourd'hui. En fait, elles sont toutes connotées par l'époque dans laquelle elles ont été bâties, donc en voyageant de station en station, on voyage aussi à travers le temps.

Mais pourquoi avoir choisi le métro, et pas des thèmes plus classiques – et qui marchent à coup sûr ? Comme les églises orthodoxes, leurs icônes et le faste de leurs dorures, mal connu en occident ? Ou encore les lieux du pouvoir de la capitale russe, qui polarise à nouveau, comme pendant la Guerre froide ? Sûrement pour la même raison qui pousse de nombreux photographes à s'attarder sur les couloirs du métro des grandes métropoles du monde entier :

J'étais à la recherche d'un projet photo qui pourrait représenter la ville dans sa plus grande diversité. Les gens qu'on croise dans le métro viennent de toutes les strates de la société, et c'est d'ailleurs l'un des rares endroits de la ville où on peut rencontrer une telle variété de gens.

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

Connexion psychologique

Alors il photographie les courbes, les perspectives, mais aussi les vieux, les jeunes, les gens qu'il croise dans le métro. Ici, un vétéran de l'armée rouge pose, toutes médailles dehors. Là, une jolie jeune fille emmitouflée dans son manteau se laisse capturer par le petit oiseau.

Toutes ces personnes que j'ai photographiées avaient toutes une connexion psychologique ou émotionnelle au sujet. Mais pour figurer dans mon travail, ça devait réveiller un sentiment en moi. Et c'est vrai pour chacune de ces photos.

Outre des influences comme Carl De Keyzer et Jonas Bendiksen, "qui ont photographié la Russie et d'autres pays post-soviétiques", Tomer Ifrah cite le travail de Bruce Davidson dans le métro de New York, qu'il qualifie de "légendaire". Ici à Konbini, on ne vous dira pas le contraire. 

Perdez-vous vous aussi dans les perspectives obscures capturées par Tomer Ifrah ci-dessous :

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

Moscow metro 003

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

Qu'il soit en train d'écumer le métro de Moscou en quête de clichés ou pas, Tomer Ifrah se retrouve partout ailleurs sur le web :

Affreux vilain metalhead incurable, aussi rédac' chef du webzine Hear Me Lucifer.