En images : sur le plateau de tournage de 2001, l'Odyssée de l'espace

En s'attaquant à la science-fiction après Docteur Folamour (1964), Stanley Kubrick a réalisé un film aujourd'hui perçu comme un chef-d'oeuvre, une oeuvre fondamentale dans la marche onirique du septième art. À l'époque, il s'en donne les moyens : du 29 décembre 1965, date à laquelle le tournage du film va commencer, jusqu'à l'avant-première, en avril 1968 à New York, le cinéaste va faire de 2001, l'Odyssée de l'espace une immense épopée, la sienne.

Cette dernière est racontée par ces photographies "behind the scenes" téléchargées par un internaute sur imgur. Elles permettent d'illustrer, alors qu'elles proviennent de différentes sources photographiques, le travail entrepris par Stanley Kubrick pour un film qui se veut hors du commun.

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L'un des films les plus couteux de son époque

Sur le plateau, les chiffres donnent le tournis : 25 spécialistes des effets spéciaux - dont des spécialistes de l'industrie spatiale, 35 décorateurs de plateau (avec Tony Masters, Harry Lange et Ernie Archer aux décors) et 70 autres techniciens.

Le film a eu besoin de sept mois de tournage pour deux ans de post-production et un budget total de dix millions de dollars dont 60% dans l'escarcelle des effets spéciaux. En somme, l'un des films les plus couteux de l'histoire du cinéma, à l'époque.

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Dans ces images prises lors de ces sept mois d'aventures - et qui suivent la chronologie du tournage, on peut entrevoir les neuf plateaux qui ont été monopolisés au nord de Londres, dans les studios de Borehamwood. Stanley Kubrick le sait : le succès de son précédent film lui permet d'être sacrèment convaincant auprès de la MGM.

Et pour éviter de faire un film de science-fiction qui sera ringard au bout de cinq ans, le réalisateur s'entoure, en plus du romancier Arthur C. Clarke, de grandes marques ou d'organisations comme la Nasa, IBM (le fameux ordinateur de bord HAL 9 000 : la marque américaine n'a d'ailleurs pas apprécié qu'il fasse figure de méchant), Boeing ou General Electric histoire d'avoir, en avance, une idée de leurs innovations technologiques. Voilà pourquoi ces décors n'ont (presque) pas pris une ride.

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Journaliste culture depuis 1956. Musique, cinéma et un peu de photographie.