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L’incroyable courage des jeunes filles qui se sont opposées à Boko Haram

Un courage héroïque que l’on devrait célébrer.

Depuis huit ans, l’organisation terroriste Boko Haram a orchestré des attaques meurtrières notamment dans le nord-est du Nigeria. Au fil du temps, leur arme de prédilection est devenue le kidnapping de jeunes filles et la radicalisation de jeunes musulmans.

D’après l’Unicef, de nombreux enfants ont été utilisés comme kamikazes depuis le début de l’année 2017. Et quoi qu’en disent certains hommes politiques nigérians, Boko Haram ne connaît pas de ralentissement ou de déclin. Rien que cette année, les attentats suicides ont été deux fois plus nombreux que l’année dernière, et ce n’est malheureusement peut-être pas près de s’arrêter.

Dionne Searcey du New York Times a pu interviewer 18 filles qui avaient été capturées par les hommes de main du groupe terroriste. Leur histoire montre le courage incroyable dont ces jeunes femmes ont su faire preuve.

"Ils m’ont dit, tu préfères coucher avec nous ou partir en mission ?"

Le récit des filles contredit en large mesure les comptes rendus des autorités. Loin d’adhérer à la cause comme certains l’ont dit ou écrit, ces jeunes filles racontent leur captivité et le meurtre de leur famille.

D’autres racontent comment des miliciens armés de l’organisation attachaient de force des ceintures explosives à leur taille avant de les pousser dans la foule. On leur expliquait que la religion les obligeait à suivre ces ordres, mais toutes résistèrent, sabordant les attentats en prévenant des citoyens ordinaires ou les autorités.

D’après l’article :

"Aisha, 15 ans, a fui sa maison avec son père et son frère de 10 ans. Mais ils ont été rattrapés par Boko Haram. Les hommes armés ont tué son père, et peu après elle les a vus attacher une ceinture explosive autour de la taille de son frère et le mettre sur une moto entre deux miliciens.

Les deux miliciens sont revenus sans son frère, la mine réjouie. Comme elle l’apprit ensuite, son petit frère s’était fait exploser contre un baraquement de soldats. Les miliciens lui dirent de ne pas pleurer son frère : 'il a tué des gens faibles', lui a-t-on alors expliqué.

Plus tard, ils lui ont attaché une ceinture explosive en lui ordonnant d’aller vers les mêmes baraquements."

Comme les autres jeunes filles, Aisha a envisagé d’aller vers un endroit isolé pour appuyer sur le détonateur et ainsi, éviter de blesser d’autres personnes. Mais, elle a préféré approcher les soldats et les convaincre de retirer délicatement la ceinture d’explosifs de son corps.

D’autres filles, dont les noms sont transformés ont vécu des histoires comparables.

"Je ne m’attendais pas à survivre. Je pensais qu’il ne me restait que quelques minutes à vivre."

Pour ces filles, le simple geste de demander de l’aide aux autorités était d’un danger extrême. Les soldats et les civils autour des checkpoints sont en alerte maximale et surveillent particulièrement les jeunes filles, dont les foulards et les tenues peuvent cacher des ceintures explosives. Ces trois derniers mois, 13 enfants âgés de 11 à 17 ans ont été tués après avoir été pris (par erreur) pour des kamikazes.

Pour lire l’article entier, c’est ici.

Article traduit de Konbini Nigeria par Dario

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