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Le mur entre le Mexique et les États-Unis va accueillir la plus longue fresque du monde

Un très beau projet, commencé il y a un an, qui prend désormais une nouvelle envergure.

(© Roberto Arce, via Facebook)

Enrique Chiu est un artiste californien d’origine mexicaine qui utilise l’art pour faire passer des messages sur la société. Depuis plus d’un an, il s’est attelé à la tâche de repeindre le mur qui sépare les États-Unis et le Mexique.

Il a commencé ce projet au début de l’année 2017, sur la portion du mur de sa ville d’origine, Tijuana. En juillet dernier, il a expliqué au site Artnet que le mur étant "rouillé et sale" et "jamais entretenu", il voulait "l’embellir pour la communauté".

Il souhaite désormais étendre le projet sur toute la longueur de la frontière, soit plus de 3 200 kilomètres, avec l’ambition d’en faire la plus grande fresque au monde. En magnifiant ce mur hautement symbolique, Enrique Chiu espère ainsi répandre un message de solidarité, de paix et d’unité.

L’impact négatif de la politique menée par Donald Trump à l’encontre des Mexicains n’ayant fait qu’empirer au cours de l’année passée, de plus en plus d’artistes des deux pays ont rejoint le projet pour exprimer leur solidarité. En décembre, 2 600 volontaires étaient inscrits pour travailler sur "La Fresque de la Fraternité".

Enrique Chiu et son équipe se sont fixé pour but de battre le record de la plus longue fresque au monde, actuellement détenu par un mur de 3,2 kilomètres de long (sur 18 mètres de haut) situé dans la ville de Pueblo, dans le Colorado. Dans un premier temps, la fresque s’étendra sur plus de 1,5 kilomètre à Tijuana, et sur des longueurs plus modestes à Tecate, Mexicali, Ciudad Juárez, Naco et Reynosa.

Enrique Chiu a lui-même passé la frontière avec sa maman quand il avait huit ans pour s’installer à Los Angeles, où il a vécu sans papiers pendant un an. C’est pour cela qu’il a déclaré au site Inhabitat que ce projet était dédié "à toutes celles et ceux qui sont en quête d’une vie meilleure. Qui prennent d’énormes risques. Ou qui ont été déportés et séparés de leur famille".

(© Enrique Chiu)

(© Roberto Arce, via Facebook)

(© Enrique Chiu)

Enrique Chiu. (Photo gracieusement communiquée par l’artiste)

Traduit de l’anglais par Sophie Janinet