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En France, les femmes tatouées sont plus nombreuses que les hommes

C'est ce que révèle aujourd'hui une nouvelle étude publiée par l'Ifop.


En juillet 2010, l'Institut français d'opinion publique, plus connu sous l'acronyme Ifop, publiait l'une des (sinon la) premières études concernant le tatouage en France, révélant que 10 % des Français étaient alors tatoués.

Basé sur un échantillon de 958 personnes âgées de 18 ans et plus, ce rapport précisait notamment que la tendance était plus marquée chez les jeunes ("un jeune sur cinq âgé de 25 à 34 ans déclare ainsi posséder un tatouage, soit une proportion deux fois supérieure à la moyenne", pouvait-on lire), et plutôt bien répartie entre les deux sexes ("le critère homme/femme n'est pas du tout opérant sur cette question : 11 % des hommes sont tatoués contre 9 % des femmes").

Six ans après ces premières révélations, l'Ifop dévoile aujourd'hui une nouvelle étude réalisée pour le Syndicat national des artistes tatoueurs (SNAT) les 15 et 16 novembre derniers auprès d'un échantillon de 1 002 Français âgés de 18 ans et plus. Relayée ce matin par Le Parisien, elle révèle que sept millions de personnes seraient désormais tatouées en France, soit 14 % de la population totale. En seulement six ans, deux millions de personnes seraient ainsi passées à l'épreuve du dermographe.

Le tatouage n'est plus une pratique de mauvais garçons

Porté par le Mondial du tatouage de Paris, l'une des plus grandes conventions de tatouage au monde, le tatouage ne cesse de faire des adeptes dans l'Hexagone. "Tout le monde veut son tattoo, sans plus aucune distinction d'âge, de niveau social ou de sexe, affirme à ce sujet Tin-Tin, fondateur du Mondial du tatouage et président du SNAT, au Parisien. Le tatouage n'est plus transgressif. Certains le font par amour, d'autres par haine, par mode, par bêtise ou par intelligence."

Parmi les chiffres mis en lumière par cette nouvelle étude, on découvre que 16 % des femmes porteraient actuellement un tatouage en France, contre 10 % des hommes. Une proportion inconcevable il y a encore une poignée de décennies, lorsque le tatouage était majoritairement perçu comme une pratique de "mauvais garçons", pour reprendre le terme de Jérôme Pierrat et Éric Guillon, auteurs d'un livre sur le sujet.

Un art à part entière pour la jeunesse de France

L'étude de l'Ifop indique également que 67 % des tatoués ont choisi de se faire encrer sur une zone discrète (pouvant être caché), et que 80 % des 18-24 ans estiment que le tatouage est un art à part entière. Un constat on ne peut plus satisfaisait pour Tin-Tin, dont le vœu le plus cher est que le tatouage soit officiellement reconnu comme la dixième discipline de la classification officielle des arts : [L’exposition "Tatoueurs, Tatoués" du Musée du Quai Branly] a vraiment fait avancer le schmilblick, nous affirmait le tatoueur début 2016. Mais elle a aussi pointé du doigt ce fameux paradoxe : nous ne sommes toujours pas reconnus en tant qu’artistes, mais le tatouage fait son entrée dans un musée national – le musée des Arts premiers qui plus est ! On ne peut pas faire plus premier que le tatouage en matière d'art."

À lire -> Le Mondial du tatouage rouvrira ses portes au mois de mars

Journaliste indépendante basée à Paris. Musique, mode et tatouage, principalement.