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Entre photos et pop art : les tatouages hallucinants de Hans Deslauriers

Un style surprenant mélangeant les esthétiques.

Avec le gain de popularité exponentiel que connaissent les tatouages, leur statut d’œuvres d’art originales peut parfois sembler compromis. Combien de papillons, d’étoiles, d’ancres avant que le motif ne s’épuise. Mais, en dépit de cette uniformité, de nombreux jeunes créateurs refusent de se fondre dans la masse et cherchent à développer un style unique.

C’est le cas de Hans Deslauriers, de Montréal, au Canada. "J’essaie d’être le plus original possible dans mon travail. Je veux me démarquer et je veux que ceux qui viennent me voir portent des tatouages qu’ils ne pourraient pas voir ailleurs", explique-t-il à Konbini.

Au cours de sa jeune carrière, ce tatoueur s’est frotté à de nombreux styles sans qu’aucun ne le satisfasse complètement. Il s’est alors mis à se lancer des défis techniques en réalisant des portraits réalistes à l’aide du noir. Piqué par la difficulté de la tâche, il lui semblait toutefois toujours manquer quelque chose. Il nous raconte :

"Je cherchais une manière de me démarquer. Et c’est là que j’ai découvert des artistes qui pratiquaient le collage. Au début, je n’étais pas sûr qu’il soit possible de réaliser ce type de dessins en tatouage, mais j’ai acheté une tablette graphique et j’ai commencé à mélanger les styles et à faire des essais. J’ai finalement trouvé une manière d’être plus innovant sur la peau."

Dans son travail graphique, la dynamique tient au vif contraste entre les portraits en noir et les couleurs vives de ses perturbations graphiques. Parmi ses sources d’inspiration, Hans cite les affiches hippies et les peintres surréalistes comme Salvador Dalí. Il reconnaît également sa dette envers les maîtres du collage comme Marcelo Monreal et Pierre Schmidt. Toutefois, afin de garder son originalité, il essaie de ne pas trop regarder ce que font ses collègues tatoueurs.

Ce qu’il préfère dans son travail ? L’évolution permanente, l’envie d’en savoir plus et de perfectionner son talent. Mais, l’humain n’est pas en reste. Pour Hans Deslauriers, l’acte de tatouer est de nature thérapeutique, pour le client comme pour le tatoueur. C’est pourquoi il ne s’embête pas forcément avec le "sens" de ses motifs.

"Ce que je trouve intéressant dans l’art, c’est que chacun peut avoir sa propre perception d’une même pièce. Qu’il s’agisse d’un dessin, d’une chanson ou d’un tatouage, on peut toujours y trouver un millier de significations. Je préfère laisser l’interprétation à ceux qui les portent ou à ceux qui les regardent."

Suivez Hans Deslaurier sur Instagram et découvrez son travail ci-dessous :

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Writer for tattoo and art related medias, as well as author of crime novels. I live in Paris.