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Comment l'Europe est vue par la France (et autres clichés selon les pays)

Depuis 2009, un graphiste bulgare s'amuse avec les clichés colportés entre nations. Il les illustre pour mieux les dénoncer.

Il est de bon ton de tordre les clichés. C'est en tout cas l'objectif de Yanko Tsvetkov, un graphiste bulgare basé en Espagne qui, après avoir parcouru l'Allemagne et la Grande-Bretagne, a décidé d'examiner le monde d'un autre oeil et surtout à travers un projet. Son nom ? Mapping Stereotypes Project (pour "le projet de cartographie des préjugés") qu'il nourrit depuis cinq ans. L'idée ? Illustrer les idées reçues emmagasinés dans les pays.

Tout a commencé par une carte qui voyait l'Europe être soumise aux idées reçues des Américains. Les Britanniques ? La royauté. Le Portugal comme l'Espagne ? L'Amérique Latine, voyons. La Grèce, c'est la crise, bien sûr. L'Allemagne, un pays soumis à la pornographie sale, l'Italie à la mafia et les Français sentent (évidemment) mauvais.

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L'Europe selon les États-Unis (Crédit Image : Yanko Tsvetkov)

Plusieurs mois après les Allemands, les Anglais et les Espagnols, voilà que les Français ont désormais droit à une traduction pour ces cartes désormais publiées depuis le 8 octobre dans un livre, L'Atlas des préjugés, (Les Arènes). Voilà ce que cela donne lorsque les Français observent d'un mauvais oeil leurs collègues Européens :

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(Crédit Image : Yanko Tsvetkov)

N'essayez pas de voir dans ces cartes une quelconque réalité. Et ce n'est pas Yanko Tsvetkov qui le dira, contacté par Libération :

Mes sources sont liées à la culture populaire, à l’histoire et aussi à l’actualité politique. Les retours sont presque toujours positifs. Certaines personnes me contactent d’elles-mêmes pour me donner des idées ou me faire part de leurs préjugés.

L'objectif du graphiste bulgare n'est en aucun cas d'attiser les rancoeurs ou de nourrir les stéréotypes. Selon lui, ces cartes sont comme des miroirs : en prendre conscience permet ensuite de mieux les rejeter.

Dans ce monde interconnecté où l'information se répand plus vite que la pensée, les préjugés ne sont peut-être rien d'autre qu'un effet secondaire de notre paresse intellectuelle.  Sollicitons davantage notre cerveau, cela nous aidera à nous dépouiller de nos préjugés.

Si nous rejetons le prêt-à-penser ressassé dans toutes les manifestations de relations publiques et les campagnes de pub, et si nous assumons nos propres choix, nous éviterons de juger à la hâte, et j'en suis sûr, nous vivrons mieux.

Aussi, Yanko Tsvetkov n'en reste pas au Vieux Continent. Il sait aussi s'attarder sur les USA et leur vision de l'Asie comme du monde entier, des "communistes" (Russie) aux "potes de Barack Obama" (Indonésie). On croise aussi la vision de l'Europe selon la Grande-Bretagne - une bonne partie, notamment l'UE, est signée de termes tels que "Empire" et "Mal".

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L'Asie vue par les États-Unis (Crédit Image : Yanko Tsvetkov)

L'Europe selon les Britanniques

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L'Europe... selon le futur et 2022

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Journaliste culture depuis 1956. Musique, cinéma et un peu de photographie.