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Récylum et Konbini s'associent pour vous faire découvrir pourquoi le recyclage des lampes, c'est cool !

Children of the Light, ces maîtres de la lumière des concerts

En donnant une autre dimension à la musique avec leurs créations visuelles uniques, les light artists contribuent directement au succès d'un concert. On s'est adressé à la crème de la crème de la profession pour qu'ils nous parlent de leur métier : les Children of the Light.

Children of the light Ramona Deckers

Children of the Light © Ramona Deckers

Ils n'ont que 3 ans, et si vous ne les connaissez pas encore, vous serez probablement étonnés par leurs performances. Un style minimaliste mais un travail titanesque, non seulement ils composent avec la lumière comme des chefs d'orchestre, mais ils inventent aussi de nouvelles techniques en permanence. Une autre façon de penser la lumière qui s'inscrit en toute logique dans le cadre de notre collaboration avec Récylum !

Konbini | Vous êtes tous les deux des visual artists, votre métier consiste en quoi en fait ? Vous jouez avec la lumière, la scénographie ou bien les deux ?

Notre but est d'explorer une palette de médias différents avec la lumière comme principal sujet, même si celle-ci est absente, puisque le but est de soulever un questionnement sur l'existence et la nature de la lumière. On trouve poétique la manière dont la lumière peut être absorbée, reflétée, ou rendue visible de manière presque concrète. On essaye de contrôler ces comportements, en utilisant la technologie pour former  nos propres univers, de façon presque naïve.

K |La lumière est votre matière, comme la peinture pour un peintre, la pierre pour un sculpteur. Quelle est donc sa spécificité artistique ? N'est-ce pas frustrant de tout voir disparaître ?

Si ça l'est, mais y a t-il quelque chose de plus magique ? Et le fait qu'elle disparaisse ne joue t-il pas un grand rôle dans cette magie ? N'est-ce pas la raison pour laquelle on ne se lasse pas des couchers de soleil ?
On considère en effet que la lumière est notre matière. En fait, on essaye d'être un mélange entre un sculpteur et un peintre. Leur travail à eux est absolu, le nôtre, mouvant, changeant et momentané. On n'a pas besoin de cette solidité, on veut juste le vécu à un moment et à un endroit précis, et que si possible ce vécu change notre perception autant que celle de notre public.

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Reflector suits by Children of the Light © Eva Oosterveld

K |Le métier de visual artist est encore très peu connu, beaucoup vous considèrent comme des techniciens et ont l'image des mecs derrière la fosse, le nez dans leurs boutons lumineux. Vous nous éclairez un peu là-dessus ?

Quand on repense à des projets qu'on a fait, il faut se référer au contexte, comme pour notre installation ZEROTIME. C’est une installation lumineuse sans lumière, on invite donc les spectateurs à allumer leur téléphone pour activer l’installation. C’est important pour nous de toujours amener le public à participer, à compléter l’œuvre. [ZEROTIME a originairement été créé pour TROUW et sera installée au Stedelijk Museum d'Amsterdam les 7 et 8 novembre, pour fêter la fin de leur exposition sur le mouvement ZERO.]

ZEROTIME BY CHILDREN OF THE LIGHT from Children of the Light on Vimeo.

C’est une niche calme dans laquelle on opère, une scène qu'on essaye d’étendre un peu. C’est une des raisons pour laquelle on se balade en costume réfléchissant et qu’on a un nom qui interpelle. En même temps, on essaye aussi de rester anonymes, aussi invisibles que possible. L’invisibilité face au public est une récompense immense. On essaye de dissimuler le rôle de la technologie dans les installations, ça ne doit pas être distrayant. On ne veut pas dévoiler nos outils, mais laisser l’œuvre vivre et parler d’elle-même.

K |Votre rencontre s'est faite au club mythique "Le Trouw" à Amsterdam. La musique est donc historiquement liée à votre parcours. Vous-même faites partie de la sphère musicale ?

On l’est. Les gens avec qui on travaille voient le travail que l’on fait pour eux comme une extension de leur pièce ou de leur groupe, et parfois voient la lumière comme un membre supplémentaire du groupe. On crée des environnements spécifiques, dans lesquels ils peuvent se sentir à l’aise, et plus libre de faire vivre leur musique. La lumière et l’organisation de la scène ont toujours été importants, mais on considère que la symbiose est plus forte encore de nos jours, grâce aux perspectives qu’ouvre la technologie.

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Le Trouw, club mythique d'Amsterdam

K | Avec quel(s) artiste(s) aimeriez-vous travailler ? Il y a un genre, un style qui vous inspire plus que les autres ?

On aime beaucoup les mélanges, les combinaisons intéressantes. Comme la combinaison du jazz et de la techno dans Darkside. Ou de la folk et de la techno dans Howling. En plus des genres de musiques plus restreints, souterrains, on aimerait bien travailler avec des artistes comme Adele. 

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Live de Darkside, scénographie par Children of the Light

K | Qu'est-ce qui vous différencie des autres visual artists ? (couleurs, graphisme, éclairage spécifique...)

C’est une bonne question… On n’y pense pas vraiment quand on a de nouvelles idées. Mais au milieu de la création, parfois après, ça arrive qu’on se dise : ça c’est vraiment nous ! Et on repense à ce qu’on a fait jusque là, et comment ce travail s’intègre dans notre voyage créatif. 

K | Quelles sont vos références en matière de visual artists ? Quelqu'un en particulier vous a donné envie de vous lancer ?

Notre source d’inspiration principale est James Turrell. Sinon, Carlos Cruz Diez, Conrad Shawcross, United Visual Artists. On aime la mise en scène conceptuelle, minimale, magique, illusive, et méditative.

K | Combien de temps il vous faut pour élaborer un show ? Comment ça se passe ? (avec l'artiste, selon certaines tendances, une ligne directrice qui vous est propre...) Est-ce que vous l'appliquez tout au long de la tournée de l'artiste ou chaque date est-elle différente ?

Faire une tournée est quelque chose de difficile. On rencontre différentes mentalités, on passe par différentes scènes, différents types de prises électriques, des changements… il faut savoir s’adapter. On discute de toutes ces grandes lignes avec les artistes, et on change selon les retours qu’on a de la part des artistes, des techniciens, de leurs expériences pendant la tournée.
Parfois les choses ne fonctionnent pas comme prévu, le groupe vient avec de nouvelles chansons, ou on veut essayer de nouvelles choses pour rendre le tout un peu mieux. On peut dire qu’un spectacle change constamment.

K | Quel est votre meilleur souvenir de tournée ? Qu'est ce que les artistes vous apportent créativement parlant ?

On a vécu des choses incroyables en tournée. Mais commençons par les débuts de Children of the Light, pour Darkside. C’était au Trianon, un lieu presque baroque, très orné, et on voulait dissimuler tout ça en créant une pièce où le sol et les murs seraient continuellement reformés par la lumière, en mouvement constant. La foule était absolument folle, parce qu’on a conservé l’obscurité pendant les 15 premières minutes. 15 minutes plus tard, on sentait une odeur de brûlé, un des projecteurs avait brûlé. On a couru après un des techniciens pour lui indiquer la bonne prise, alors que le spectacle continuait.

Une autre histoire folle, c’est quand Dave Harrington a explosé la Mirror Moon avec sa guitare, devant une foule massive. Un véritable moment de rock’n’roll !

CHILDREN OF THE LIGHT x DARKSIDE at Concertgebouw Amsterdam from Children of the Light on Vimeo.

Pour suivre les actualités des Children of the Light c'est par ici et par !

Après chaque performance, ce sont des centaines de lampes qu'ils doivent entretenir et recycler correctement quand elles sont hors d'usage. Du coup, on ne saurait que conseiller de passer par Récylum, l'organisme qui collecte et recycle gratuitement les lampes usagées en France, pour leur redonner une seconde vie !

Et en plus, on vous explique comment ça marche :

Récylum et Konbini s'associent pour vous faire découvrir pourquoi le recyclage des lampes, c'est cool !