Making of : sans les effets spéciaux, la créature d'Okja est beaucoup moins impressionnante

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Netflix lève le voile sur le processus de création d’Okja, la fable poétique et engagée du réalisateur sud-coréen Bong Joon-ho.

Dès les prémices de leur création originale, les équipes de Netflix ont dû faire face à un problème de taille : comment rendre crédible une histoire intimiste d’amitié entre une petite fille et son cochon géant, quand seul l’un des deux protagonistes existe dans le monde réel ?

Un challenge technique relevé au prix d'innombrables procédés, bien au-delà du classique fond vert, comme le dévoile ce documentaire sur l'envers du décor :

Pour permettre aux acteurs d'interagir plus facilement avec le cochon géant Okja et offrir ainsi une dose de réalisme à leur performance, les équipes techniques ont usé de "stuffies" – reconstitutions physiques partielles de l’animal numérique. Si ces dernières étaient essentiellement mécaniques, le directeur des effets visuels, Stephen Clee, n’a pas hésité à donner de sa personne, bardé des morceaux du costume.

La force d'Okja réside probablement dans le fait que tout a été pensé autour de la créature : lors du tournage, les acteurs et les décors ont été placés en fonction de la place attribuée à cette dernière. Le cadre s’est ainsi adapté à l’animal, et non l’inverse. La bête a donc été intégrée facilement en postproduction, avant d’être travaillée en détail, des mouvements de sa peau jusqu'aux ombres des mains.

Un travail d’équipe colossal pour un résultat impressionnant que Netflix espère bien, après avoir fait sensation au Festival de Cannes, présenter aux Oscars.