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La Cinémathèque reporte sa rétrospective sur Jean-Claude Brisseau, condamné pour agression sexuelle

Le cinéaste avait été condamné en 2005 pour harcèlement sexuel, et en 2006 pour agression sexuelle.

(© Les Acacias)

En pleine affaire Weinstein et alors que les langues commencent à se délier au sujet du harcèlement sexuel dans le monde du cinéma, la Cinémathèque française a eu la "bonne idée" de maintenir sa rétrospective sur le cinéaste franco-polonais Roman Polanski – accusé par plusieurs femmes d'agressions sexuelles et condamné pour le viol d'une mineure en 1977 –, avant d'en annoncer une autre sur Jean-Claude Brisseau, qui a été condamné en 2005 pour avoir harcelé deux jeunes actrices et en 2006 pour avoir agressé sexuellement une troisième.

"Dans un souci d'apaisement", l'institution a décidé de reporter cette dernière, prévue initialement pour janvier 2018. Dans un communiqué de presse, la Cinémathèque explique néanmoins espérer "qu'elle pourra se tenir prochainement, dans un climat plus serein et plus propice à la bonne réception de cette œuvre importante du cinéma français". Super. Sauf que l'idée n'est pas d'attendre que les "scandales" se tassent, mais qu'on arrête de mettre en lumière des criminels.

Le lendemain des manifestations en marge de la venue de Polanski à la Cinémathèque française, Marlène Schiappa, la secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, s'était exprimée sur le sujet :

"Ce qui contribue à la culture du viol, [c'est le fait] de minimiser ou de relativiser les viols et les agressions sexuelles selon le talent ou selon la notoriété de la personne qui est mise en cause. Je me suis aperçue qu’en janvier, il y avait un autre cinéaste qui était programmé à la Cinémathèque française, qui a été condamné deux fois pour agression et harcèlement sexuels, donc ça me choque.

J’en ai parlé avec la ministre de la Culture, on est en phase sur ce sujet, nous pensons toutes les deux que la Cinémathèque française pourrait programmer des cinéastes femmes, par exemple, ou des cinéastes femmes et hommes qui n’ont pas été condamnés pour agression sexuelle ou pour viol. Il y en a pléthore en France. Ce serait, de notre point de vue, plus pertinent."

C'est vrai que c'est pas franchement difficile.