Les premières critiques encensent Ready Player One, le nouveau Spielberg

Le film rétrofuturiste de Steven Spielberg a enchanté ses premiers spectateurs. De quoi faire monter d’un cran l’impatience générale.

(© Warner Bros.)

Diffusé en avant-première ce dimanche 11 mars au festival South by Southwest (SXSW) à Austin, Ready Player One a séduit le jury, probablement déjà conquis par l’impressionnante carrière de son réalisateur, Steven Spielberg. Si la diffusion a été ponctuée de petits problèmes techniques – désignés par le maître comme sa "plus grande crise d’angoisse" –, elle s’est néanmoins conclue par une standing-ovation.

Le film ne s’invitant en France que le 28 mars, il est encore trop tôt pour dire si celle-ci était méritée ou non, mais outre-Atlantique, les critiques ne tarissent pas d’éloges sur ce long-métrage copieusement référencé, hommage nostalgique aux classiques de tout genre des eighties. Armés d’hyperboles, les premiers spectateurs tentent de retranscrire une expérience vraisemblablement unique :

"Ready Player One, c’est comme si Spielberg avait regardé une tonne de films de Luc Besson et avait décidé de les surpasser. En matière de spectacle, c’est la chose la plus incroyable qu’il ait faite. Ne jamais sous-estimer Steve."

"Alors ouais, j’ai adoré Ready Player One. C’est peut-être le film le plus geek qui ait jamais été fait. Tellement, tellement heureux !"

"Ready Player One, c’est du classique Steven Spielberg. Il a les références, les effets féroces et la superbe playlist 80’s, c’est acté, mais il a aussi le charme, le cœur, l’humour et un fantastique thème musical signé Alan Silvestri. Je l’ai adoré, tout comme la foule de SXSW. Soyez impatients !"

"Je ne sais pas si j’ai déjà vu une foule du SXSW acclamer un film comme elle vient de le faire pour Ready Player One. Nous n’avons pas vu un tel Spielberg depuis longtemps. C’est du pur divertissement, et il est difficile de ne pas le regarder sans un sourire idiot accroché au visage."

Mais si Ready Player One a su faire vibrer les cœurs de nombreux grands enfants nostalgiques, certains critiques moins enthousiastes ne semblent pas s’être laissés attendrir par les clins d’œil à leurs souvenirs d’enfance. Désireux de calmer l’emballement général, un journaliste de Variety souligne par exemple : "Tout ce que l’on peut appeler 'virtuel' est intelligent et fascinant. Tout ce que l’on peut qualifier de 'réel' est plutôt banal."

Adaptation du roman Player One d’Ernest Cline, Ready Player One nous embarque en 2044. On y suit Wade Watts (Tye Sheridan), un adolescent orphelin de 17 ans, lancé dans une chasse à l’œuf de Pâques virtuel aussi survitaminée que dangereuse au sein de l’Oasis, un univers dans lequel il trouve une échappatoire au monde réel rongé par le chaos.

Reste à savoir quel accueil la France lui réservera… Réponse le 28 mars prochain.