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The Pianist, 2002

Étude : faire de la musique, c'est (très) bon pour le cerveau

Une équipe de chercheurs nord-américains s'est attelée à l'étude des effets de la pratique de la musique sur les capacités cognitives.

The Pianist, 2002

The Pianist, 2002

Les travaux des chercheurs, parus dans le Journal of Neuroscience le 28 janvier dernier et relayés par Sciences et Avenir, démontrent une corrélation entre la pratique intensive de musique et les capacités du cerveau humain. En effet, commencer la musique avant ses 14 ans et la pratiquer durant les dix années qui suivent de manière régulière et intense pourrait avoir des effets sur la compréhension et la réactivité cérébrale face à un discours.

Afin de prouver leur théorie, les scientifiques ont fait appel à une technique consistant à faire écouter diverses sonorités, mêmes très courtes, à un panel de cobayes composé de musiciens et de non-musiciens. Parmi eux, des musiciens de longue date et des profanes.

Parmi les personnes qui ont accepté de se soumettre à ce test, l'égalité est parfaite. 10 musiciens sont étudiés aux côtés de 10 non-initiés à la musique. Des bruits extraits de discours leur sont diffusés via des écouteurs pendant que les chercheurs analysent la réaction de leur cerveau à l'aide d'un électroencéphalogramme. L'examen mesure l'activité électrique à l'aide d'électrodes placées sur le crâne. Avec une précision étonnante, l'électroencéphalogramme permet d'observer l'activité neurophysiologique du cerveau à la milliseconde près.

La musique, allié du cerveau humain

Les résultats montrent une plus grande réactivité des artistes aux stimuli sonores. La réponse cérébrale se fait deux à trois fois plus efficace chez ceux qui pratiquent la musique. Cela tient à une plasticité plus grande du cerveau de ces derniers dont la pratique musicale serait la cause.

Les musiciens seraient donc plus à même de comprendre et réagir aux discours et ce n'est pas la première fois que la recherche prouve les bienfaits de la musique.

Une étude du British Cognitive Behaviour Therapy and Counselling de Londres a déjà démontré que l'écoute musicale était bénéfique à l'activité cérébrale, notamment dans un contexte d'apprentissage scolaire. La conclusion de l'enquête scientifique est cependant similaire à celle ci, mettant en avant le fait que la pratique musicale a nettement plus d'atouts que la simple écoute passive.

La musique stimulerait la partie droite du cerveau, dont la fonction est entre autres la créativité et l'originalité. La pratique et l'écoute de musique à long terme serait un atout non-négligeable dans le développement des capacités cérébrales.

L'industrie culturelle serait forte en conséquences sur notre organisme. Même le cinéma aurait des propriétés de nature à modifier notre corps. Selon des chercheurs de l'Université de Westminster, les films d'horreur auraient même la capacité de nous faire perdre du poids grâce à des montées d'adrénaline nous permettant de brûler des calories sans même bouger de nos canapés.

Mais si le visionnage de films d'horreur nécessite peu de moyens, il reste tout de même difficile d'en dire autant sur la pratique musicale. Coûteuse en temps comme en argent, cette dernière reste souvent réservée à des classes sociales supérieures. Il semblerait que nous ne soyons pas tous sur un pied d'égalité face aux effets bénéfiques de l'art et de la culture.