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Pour le réalisateur Julien Leclercq, "nous devons tous soutenir Valérian"

Critiques de cinéma vs cinéastes. Julien Leclercq, le réalisateur de L’Assaut, défend publiquement Luc Besson face aux critiques acerbes reçues par son dernier film.

Dane DeHaan dans Valérian et la Cité des mille planètes. (© EuropaCorp)

Valérian et la Cité des mille planètes était le film français le plus attendu de l’année. Cependant, un peu angoissé par la réception du film aux États-Unis, Luc Besson a partagé un long message sur ses réseaux sociaux avant sa sortie dans les salles françaises. Il y explique qu’il nous "confie" son long-métrage à 180 millions d'euros – un budget qui le place au même niveau que les autres grosses productions du moment (le dernier volet de La Planète des singes, Spider-Man : Homecoming, Girls Trip ou encore Dunkerque). Le message du réalisateur est particulièrement personnel :

"Vous savez comme c’est difficile de sortir un film pareil, comme c’est difficile d’exister au milieu des géants comme Marvel et DC Comics. Souvent, j’ai été découragé, toujours je suis remonté en selle. Votre soutien permanent y est pour beaucoup."

Aux États-Unis, le nouveau film de science-fiction du réalisateur a fait un tel flop que l’action d’EuropaCorp, la société de Luc Besson, a baissé de 8,3 % à la Bourse de Paris en début de semaine. En France, en revanche, le film signe le meilleur démarrage de l’année. Une question se pose alors : que vaut vraiment Valérian ? Pour Le Monde, Libération, Mad Movie, c’est mauvais – même si au total, sur 27 critiques de médias répertoriées par Allociné, le film obtient la note de 3,1/5.

Les plus déçus dénoncent un "film sans relief" ou encore "un design incohérent et une esthétique contre-productive". Didier Péron, l’un des piliers du service cinéma de Libération avertit même ses lecteurs, avec une certaine condescendance : "Les enfants ou les derniers adultes régressifs sont susceptibles d’adorer."

C'est à cause de ce genre d'articles que Julien Leclercq – l'audacieux réalisateur derrière les furieux et esthétiques Gibraltar, L’Assaut et Braqueurs – a souhaité réagir, en mettant en avant son point de vue de cinéaste. Sur Instagram, il fait des captures d’écran des trois plus mauvaises critiques du film pour en prendre le contre-pied :

J'admire profondément les gens qui FONT les choses... Imaginer, fédérer, financer, raconter, construire, surmonter... Voilà le challenge d'un metteur en scène et de son équipe au quotidien... sur des mois, des années... De part son ambition visuelle & financière, Valerian se doit de fonctionner partout et surtout en France !! Chaque film est une PME qui emploie des centaines de personnes à chaque fois... et le succès de Valerian permettra de financer des films d'auteurs moins évidents... Bravo à @lucbesson d'avoir réussi une telle prouesse!! D'avoir garder ce tournage en France... C'est colossale ! Et tellement nécessaire. Le cinema Francais en a besoin ! Alors les Isabelle, Didier et Alexandre qui sont payés à dire "ça c'est bien... ça c'est pas bien", prenez conscience de ce que c'est de réaliser une telle entreprise comme Valérian ! Arrêtez de casser du sucre sur un réalisateur qui travaille plus que vous tous réunis ! Nous devons tous soutenir ce film ! Vive la France ! Vive Valerian ! Vive Luc Besson ! #razlecul #casserdusucre #journalistes #jamaiscontents #maispastous #valerian #lucbesson #europacorp

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"J’admire profondément les gens qui FONT les choses… Imaginer, fédérer, financer, raconter, construire, surmonter… Voilà le challenge d’un metteur en scène et de son équipe au quotidien… sur des mois, des années… De par son ambition visuelle et financière, Valérian se doit de fonctionner partout et surtout en France ! Chaque film est une PME qui emploie des centaines de personnes à chaque fois… et le succès de Valérian permettra de financer des films d’auteur moins évidents… Bravo à @lucbesson d’avoir réussi une telle prouesse ! D’avoir gardé ce tournage en France… C’est colossal ! Et tellement nécessaire. Le cinema français en a besoin !"

Le cinéaste interpelle personnellement les critiques du Monde, de Libération et de Mad Movies, avec un certain franc-parler, et leur somme de prendre "conscience de ce que c’est de réaliser une telle entreprise comme Valérian". Selon Julien Leclercq, il est difficilement acceptable qu’une œuvre de cette ampleur soit flinguée, Valérian étant pour lui la preuve qu’un cinéaste français peut sortir du confort auquel on l’a habitué – à savoir les drames et les comédies familiales se passant entre Paris et Marseille.

Depuis qu’il a réalisé Le Cinquième Élément, Luc Besson s’est imposé comme le Français qui fait bouger les choses. Il n’a pas tué le cinéma français – comme l'affirmait Brazil en 2003 –, il l’a élevé en essayant de lui donner d'ambitieux moyens. C’est juste qu’à une époque il préférait faire appel à Bruce Willis, et non à un fade Dane DeHaan et une ex-mannequin.