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En images : dans l'intimité des Parisiens

Après New York, la photographe américaine Gail Albert Halaban s'est intéressée à l'intimité des Parisiens. En les prenant en photo... via la fenêtre de leurs maisons.

 Gail Albert Halaban

Crédit Image : Gail Albert Halaba. Courtesy éditions de la Martinière

Si Gail Albert Halaban pouvait être comparée à une figure du cinéma, l'image de James Stewart en Jeff Jefferies dans Fenêtre sur cour nous apparaitrait comme une évidence. Bien qu'elle soit une femme et qu'elle n'a pas eu d'accident de voiture l'obligeant à camper sur une chaise roulante, les deux partagent le plaisir de s'enquérir des faits et gestes de leurs voisins new yorkais, l'oeil vif et l'appareil photo toujours vissé à la main.

Dans une série intitulée Vis-à-vis, la photographe américaine a capturé le quotidien des Parisiens en volant une part de leur intimité. En face de ses yeux, un monde qu'on découvre mais d'une manière à la fois nette et sobre. Car ici, les clichés sont loin d'être voyeuristes façon paparazzis : ils sont à une distance (souvent) respectable, permettant d'introduire une curiosité à l'aide d'images de qualité appréciable.

En résulte des peintures de moments de vie : une femme qui travaille à la tombée de la nuit, une jeune fille qui semble revenir chez elle, un homme qui met la table. Le commun devient ici extraordinaire, les gens restant inconnus à nos yeux.

Dans une vidéo, Gail Albert Halaban explique comment elle procède :

L'intimité comme matière

Gail Albert Halaban se considère comme une photographe sans prétention, observant avec naïveté le quotidien de ceux qui se mettent face à elle, par une vitre, une fenêtre ou au détour d'un balcon. Relayé par le New York Times ou le Time, le travail de la photographe américaine s'inscrit dans la continuité d'un premier livre, Out My Window (2012). Sa première série s'intéressait tout logiquement à New York et à ses riverains. Paris, c'est via une commande du magazine M du Monde que Gail Albert Halaban a décidé de commencer à l'illustrer. 

Le processus est simple et entre dans les règles de l'art : Gail Albert Halaban demande l'autorisation aux voisins. En mai 2013, Arne Svenson n'avait pas pris les mêmes précautions. Dans une série d'images qu'il avait intitulée The Neighbors ce photographe (lui aussi) new-yorkais avait photographié les habitants du quartier huppé de Triangle Below Canal Street, en évitant soigneusement que l'on voit leurs visages.

Les voisins, reconnaissant tout de même des parties de leur appartement, s'étaient alors plaints du voyeurisme délibéré du photographe. Mais n'avaient pas porté plainte.

Crédit Image : Gail Albert Halaba. Courtesy éditions de la Martinière

Crédit Image : Gail Albert Halaba. Courtesy éditions de la Martinière

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Crédit Image : Gail Albert Halaba. Courtesy éditions de la Martinière

Crédit Image : Gail Albert Halaba. Courtesy éditions de la Martinière

Crédit Image : Gail Albert Halaba. Courtesy éditions de la Martinière

Crédit Image : Gail Albert Halaba. Courtesy éditions de la Martinière

Crédit Image : Gail Albert Halaba. Courtesy éditions de la Martinière

Crédit Image : Gail Albert Halaba. Courtesy éditions de la Martinière

Crédit Image : Gail Albert Halaba. Courtesy éditions de la Martinière

Crédit Image : Gail Albert Halaba. Courtesy éditions de la Martinière

Crédit Image : Gail Albert Halaba. Courtesy éditions de la Martinière

Crédit Image : Gail Albert Halaba. Courtesy éditions de la Martinière

Crédit Image : Gail Albert Halaba. Courtesy éditions de la Martinière

Journaliste culture depuis 1956. Musique, cinéma et un peu de photographie.