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Devant 500 000 spectateurs, le concert historique des Rolling Stones à Cuba

Les Stones se sont produits, ce vendredi 25 mars, à La Havane pour un concert historique. Leur premier, là où le rock n'était jadis pas toléré.

Quelques heures après la fin de la visite de Barack Obama à Cuba, un autre événement a marqué l'histoire du pays : le premier concert des Rolling Stones. Ce vendredi 25 mars, devant plus de 500 000 spectateurs, Mick Jagger a saisi le micro, ouvrant le show (gratuit) en espagnol :

"Nous savons qu’il fut un temps où il était difficile d’écouter notre musique à Cuba, mais nous sommes ici […]. Je pense que, finalement, les temps changent, n’est-ce pas ?"

Face aux papys du rock venus conclure en beauté leur tournée America Latina Olé : des Cubains, des touristes, des fans de la première heure, des jeunes, se sont massés dans la Ciudad Deportiva (Cité sportive) de la Havane. Une enceinte symbolique, située à quelques kilomètres du centre-ville et inaugurée avant la révolution castriste de 1959, représentant le début de l'exclusion de la musique rock à Cuba.

Aujourd'hui, les temps changent : entouré de Keith Richards, Ronnie Wood, Charlie Watts et le bassiste Darryl Jones, Mick Jagger, 72 ans, a entonné 18 des plus grands classiques des Stones pour l'un des concerts les plus mémorables jamais organisés sur l'île.

Après "Jumping Jack Flash" en introduction du concert et avant l'incontournable "Satisfaction" en conclusion, le groupe fondé en 1962 a interprété "It's Only Rock 'n Roll", hymne symbolique au regard de cette musique anciennement considérée comme l'instrument de l'impérialisme américain.

Un genre musical progressivement toléré dans le pays au cours de ces 30 dernières années, ouvrant les portes de l'île, et ce malgré l'embargo, à des artistes américains comme Billy Joel en 1979, Audioslave en 2005 ou encore au jazz-funk Kool and the Gang en 2009.

Cette fois-ci, c'est au tour des Stones de se produire à Cuba. Là où seuls les Beatles avaient droit de cité. Et là où, jusqu'à la fin des années 70, les résidents écoutaient en toute discrétion le groupe britannique – alors banni au même titre que la musique anglo-saxonne – grâce à des cassettes audio échangées sous le manteau.

« Keep ya head up »