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Christine and the Queens est de retour avec un single bien funky : "Damn, dis-moi"

Deux après son dernier morceau, Christine and the Queens revient avec "Damn, dis-moi", un titre G-Funk en featuring avec la légende californienne Dâm-Funk et produit par elle-même. Ce single devrait être le premier extrait de son prochain album.

Androgyne. Dans "Damn, dis-moi", Christine and the Queens pose sa voix sur le genre de mélodie qui vous envoie sans détour dans les faubourgs du Los Angeles des années 1980-1990. Accompagnée du légendaire Dâm-Funk pour une virée G-Funk à souhait, "Chris" livre un véritable petit bijou tant dans la mélodie que dans l’écriture et la production.

Dans ses paroles, on peut l’entendre évoquer une certaine mutation, ponctuée d’un joli pied de nez à ses détracteurs :

"J’me fais la nique, les mains dans le blouson. Tout mon corps me pique, c’est la salaison

Ma tristesse infectera ma mâchoire. Plus je convoite et moins je suis belle à voir"

Et comme une preuve indéniable qu’elle accepte sa double identité, Christine and the Queens s’est même muée en "Chris" sur l’affiche de sa tournée mondiale prévue l’automne prochain. C’est sur cette même affiche que la chanteuse avait inscrit le texte : "Je ne me sens pas comme une petite copine mais comme un lover, je pourrais être ton lover."

Les paroles de "Damn, dis-moi" font écho au texte publié dans le magazine Égoïste en mars dernier dans lequel elle se défendait de ne pas pouvoir se "rassembler en un parfum". Dans cet autoportrait, la chanteuse assurait avoir longtemps vécu dans la contradiction avec sa propre personne :

"J’ai longtemps été dans mon corps et mon état civil comme dans un ensemble de données contradictoires qu’il fallait réconcilier dans la forme – je me souviens du pli de certains vêtements et d’excuses absurdes que je dégainais pour ne jamais sonner aux portes.

Et ainsi commence l’autoportrait. Par cette non-définition qui fait exemple : je ne peux me rassembler en un parfum.

D’ailleurs, je ne me rassemble pas."

Adepte de l’androgynie, Christine and the Queens semble s’y complaire. Dans ce même autoportrait, elle se disait prête à "voler toutes les parades usées du virilisme pour en faire quelque chose de plus suspect". Mission accomplie.