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Aux États-Unis, des séances de Wonder Woman interdites aux hommes font polémique

Une chaîne américaine de cinémas fait face aux critiques d’hommes qui considèrent ces projections sexistes.

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(© Warner Bros.)

Même si les films de super-héros s’enchaînent ces derniers temps, Wonder Woman, acclamé par la critique jusqu’à présent, est particulièrement attendu. Alors que les bandes-annonces et les photos de tournage ont maintenu les fans en haleine pendant plusieurs mois, le film fait maintenant parler de lui aux États-Unis à cause d’une polémique autour de séances de projection réservées exclusivement aux femmes.

Traduction : "Nous sommes fiers de proposer des projections de Wonder Woman réservées uniquement aux femmes (y compris dans nos équipes), dont tous les bénéfices seront reversés au Planning familial."

Alamo Drafthouse, une franchise qui a des cinémas dans tout le pays, a annoncé sur les réseaux sociaux des séances réservées aux femmes uniquement, qui auront lieu à Austin (Texas) et à New York. On peut notamment lire sur la page de l’évènement du Alamo d’Austin :

"Toutes nos excuses messieurs, mais nous invoquons le girl power pour annoncer que les hommes ne seront pas autorisés à une soirée spéciale de l’Alamo Ritz. Et quand nous précisons nous adresser seulement aux personnes qui s’identifient comme femmes, nous sommes sérieux. Même les membres de notre équipe qui travailleront le soir de la projection (personnel d’accueil, projectionniste, équipe de la cuisine) seront toutes des femmes."

Une manière symbolique de célébrer ce très attendu film de super-héros avec une femme dans le rôle principal ? Pas pour certains, qui n’apprécient pas ce choix qu’ils jugent "sexiste" de la part de la chaîne. Évidemment, ces critiques ne sont émises que par des hommes.

Sur les réseaux sociaux, ces détracteurs ont commencé à s’en prendre à Alamo Drafthouse pour cette "discrimination basée sur le genre" et la "promotion de l’égalité sélective", en affirmant que l’évènement ferait un flop parce que seuls les hommes payent pour voir des films de super-héros.

Alamo a répondu à tous les commentaires crétins et ignorants un par un :

"Nous sommes vraiment désolés que vous vous sentiez exclus. Nous pensions que cela pourrait être plutôt marrant, pour une projection, de célébrer un personnage qui signifie beaucoup pour les femmes depuis presque huit décennies. Encore une fois, nous sommes vraiment, vraiment, vraiment, vraiment désolés de vous avoir offensés."

(Screenshot: Alamo Drafthouse Austin/Facebook)

(© Alamo Drafthouse Austin, via Facebook)

Les billets pour ces projections ont été intégralement vendus en quelques minutes. Faisant fi des critiques, Alamo Drafthouse a donc annoncé des séances supplémentaires qui sont, elles aussi, déjà complètes. Bien décidés à ne pas céder à la controverse, les dirigeants d’Alamo ont déclaré être très heureux de l’accueil qu’a eu cette initiative (qu’ils envisagent désormais de proposer dans d’autres villes) et ont affirmé sur le compte officiel de la franchise :

"Cela n’a rien à voir avec l’égalité. C’est la célébration d’un personnage qui signifie beaucoup pour un grand nombre de femmes depuis les années 1940."

La docteure Martha Lauzen, spécialiste des women studies, a réalisé une étude sur la représentation des personnages féminins dans les 100 films les plus vus au box-office américain en 2016. On y apprend que si les femmes représentent 29 % des protagonistes (soit un record historique et une augmentation de 7 % par rapport à 2015), le pourcentage de personnages féminins qui parlent dans ces films est de 32 %, soit une baisse de 1 % par rapport à l’année précédente. Espérons que Wonder Woman aide à briser le "plafond de Celluloïd" dont parle Martha Lauzen.

(via giphy)

Traduit de l’anglais par Sophie Janinet