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38 femmes accusent James Toback de harcèlement sexuel

Après Harvey Weinstein, c’est au tour de James Toback, réalisateur et scénariste hollywoodien, d’être accusé d’agressions sexuelles, dans une enquête du Los Angeles Times.

James Toback à la 74e Mostra de Venise, en septembre 2017. (© Elisabetta A. Villa/WireImage, via Getty Images)

Après Harvey Weinstein, le producteur américain qui aurait harcelé et violé de nombreuses femmes depuis des années, c’est désormais James Toback qui est accusé du même genre de méfaits. Le scénariste, réalisateur, acteur et producteur américain se trouve en effet au cœur d’une enquête du Los Angeles Times, publiée ce dimanche 22 octobre.

En 1978, James Toback réalise son premier long-métrage, Mélodie pour un tueur, lequel a donné lieu à un remake français : le multi-césarisé De battre mon cœur s’est arrêté, de Jacques Audiard. Ancien journaliste, accro aux jeux, il est nommé aux Oscars pour le Meilleur scénario original pour Bugsy en 1992, un film de Barry Levinson qui s’intéresse au petit monde de la pègre.

Le média californien a donné la parole à 38 femmes qui affirment que le réalisateur, désormais âgé de 72 ans, aurait eu des pratiques écœurantes, et surtout illégales. Après Harvey Weinstein qui aurait invité les actrices et mannequins dans sa chambre sous couvert de rendez-vous professionnels, James Toback aurait prétexté, lui, des castings qui se transformaient en véritable enfer.

Des propos choquants

Selon les différents témoignages, il aurait posé des questions dérangeantes : "Tu te masturbes souvent ?", "Comment sont tes poils pubiens ?" Parallèlement, l’homme se serait masturbé et aurait éjaculé dans son pantalon, parfois même sur leur corps d’adolescente ou de jeune femme, avant de les laisser.

La musicienne Louise Post raconte sa mauvaise expérience avec le businessman, qu’elle a rencontré en 1987, alors qu’elle avait 20 ans :

"Il m’a dit qu’il n’aimait rien de plus que de se masturber en me regardant droit dans les yeux."

Certaines femmes ont préféré rester anonymes, mais Adrienne LaValley, Kelley Raleigh‏, Terri Conn, et Louise Post donc se sont fait connaître.

Comme le rapporte Le Monde, James Toback a été contacté par le média et a nié la totalité des accusations, tout en garantissant ne jamais avoir eu affaire à ces femmes. Il a également clamé que c’était un comportement "biologiquement impossible", puisqu’il était affaibli par des problèmes cardiaques et qu’il était diabétique.