Konbini X Providence Guéthary : Mathias Fenneteaux

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Avec le lieu d’exposition Providence Guéthary, c’est une galaxie de créateurs originaux que Konbini vous offre. Pour cette première édition zoom sur les créations du photographe Mathias Fenneteaux. 

Matthias Fenneteaux

Providence X Konbini

Mathias Fenneteaux est un photographe français originaire de Paris, basé à Biarritz depuis plusieurs années. Partageant son travail entre clichés créatifs et photos pour de nombreuses griffes (il a notamment travaillé pour BlackRainbow, Nixon, ou Cliché), il poursuit en parallèle un essai de documentation sur les sports de glisse.

Célébré pour son livre “No Skateboarding”, compilation de portraits des riders les plus influents de la planche à roulettes, c’est à la moto qu’est consacrée sa dernière série “Don’t Overuse”, exposée jusqu’à ce week-end au lieu d’exposition Providence Guéthary.

Des bécanes et des hommes

Crédits Photos Mathias Fenneteaux

À l’occasion du festival “Wheels And Wave” (manifestation multimédia autour de la glisse et plus particulièrement de la culture de la moto) organisé à Biarritz par le collectif “Southsiders“, c’est à la culture du deux roues que le photographe se consacre. De cuir, de suie et de glisse, de bécanes et d’hommes, les clichés de Mathias Fenneteaux semblent mettre en scène la relation presque sensuelle qui se développe entre des individus et des machines :

En fait, je suis allé au “Wheels and Wave” un peu par hasard. Je faisais un shooting pour un magasin vintage de Bayonne et je me suis retrouvé au milieu du festival, appareil autour du cou. J’ai alors pris des clichés en essayant de me consacrer aux détails de ces motos “customs” venant d’un peu partout en Europe.

Et les clichés de Mathias Fenneteaux brillent à l’instar des montures de boulons que l’artiste capture. De contre-jours, de flou et de lumières contradictoires, ces photos étonnent de prime abord par l’absence de figures humaines. Comme si le seul visage dont se souciait l’artiste était le nez de ces motos.

Ce sont des photos prises sur le vif, sans autorisation, et sans mise en scène préalable. Il m’a paru plus opportun, sachant tout cela, de m’attarder sur les détails de ces motos démontées, remontées, et finalement uniques.

Mais ce que l’on perçoit par la suite c’est un habile parallèle que ces prises de vues tirent entre ces monstres de mécanique et les hommes qui les montent. Les tatouages font écho aux écritures que l’on retrouve sur la calandre des belles machines, la tension d’un avant-bras en plein effort et les câbles dans le ventre de la belle.

Bien sûr que c’est une relation particulière avec ses machines finalement très humanisées, parce que l’homme les a construites de toute pièce et la personne qui les montent. Une relation presque sensuelle, oui. Ce n’était pas l’idée à la base, ce n’était pas quelque chose de conscient mais c’est vrai que cet aspect transparaît dans les photos.

Les clichés sont à voir jusqu’à dimanche du côté de Guéthary et incessamment sous peu à l’Artnoa, maison des vins de Biarritz, tout l’été.

Matthais Fenneteaux : archéologue de la glisse

Mais le photographe ne s’arrête pas là.

Face au succès d’estime de son livre “No Skateboarding“, Mathias Fenneteaux s’apprête à exposer à la Cité de la Mode et du Design à partir de juillet prochain dans le cadre de l’exposition “No Skateboarding X Année Boulle

Je suis content que le projet prenne cette tournure. J’ai exposé récemment lors de Marseille Provence 2013. C’était vraiment bien : un gros commissariat d’exposition, une exposition privilégiant l’immersion dans une petite pièce de 30 mètres carrés. Et puis là, c’est un tout autre projet qui arrive avec la Cité de la Mode et du Design.

Mathias Fenneteaux @ La dernière vague

Consacrée à la skate culture, elle donnera à voir à la fois son travail mais aussi le meilleur des créations des anciens de la célèbre école de design.

Nulle doute que l’exposition vaudra le détour, d’autant plus que son livre y sera vendu. Tiré initialement à moins d’un millier d’exemplaires, il est une rareté qui s’arrache sur la Toile, un objet de collection à posséder pour qui les noms de Mark Gonzales, Tony Alva, ou Andrew Reynolds n’évoquent pas uniquement des après-midi à tâter la manette.

Une partie des clichés du livre sera exposée, mais on aura aussi probablement la possibilité d’acheter le livre.

Andrew Reynolds dans “No Skateboarding”

L’exposition est à voir à partir du 15 juillet. Et nous, on y sera. Attendez-vous à avoir des nouvelles de l’ami Mathias très bientôt sur Konbini.

Basée à Guéthary, Providence Guéthary est un lieu d’exposition neuf et protéiforme pour une jolie sélection d’artistes bien dans leurs baskets et dans leur temps. Toutes les deux semaines, Konbini vous offre la présentation d’un des créateurs qu’ils exposent ou représentent. Stay tuned. 

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Journaliste musique, art contemporain, graffiti et autres broutilles. Party and Bullshit @ Konbini et Dinosaur Dog.

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